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Facebook, Twitter et YouTube tentent d'endiguer la désinformation autour des manifestations à Hong Kong

Après Facebook et Twitter, c’est au tour de YouTube de désactiver des contenus qu'il juge comme faisant partie d'une campagne de propagande contre les manifestations se déroulant à Hong Kong. Des mesures qui illustrent les difficultés qu'ont les géants technologiques à lutter contre les "fake news" depuis deux ans.
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Facebook, Twitter et YouTube tentent d'endiguer la désinformation autour des manifestations à Hong Kong
Facebook, Twitter et YouTube tentent d'endiguer la désinformation autour des manifestations à Hong Kong © Flickr (mikemacmarketing)

Ce jeudi 22 août, YouTube a annoncé avoir désactivé quelque 210 chaînes de sa plateforme. Elles agissaient "de manière coordonnée en mettant en ligne des vidéos liées aux manifestations en cours à Hong Kong" selon Shane Huntley, analyste chargée de la sécurité chez Google. Et qui ajoute : "cette découverte concordait avec les observations et les actions récentes annoncées par Facebook et Twitter et liées à la Chine".

 

Les contenus incriminés sont des vidéos relatives au contexte politique extrêmement tendu qui oppose depuis plusieurs mois les Hongkongais au gouvernement chinois, soucieux de reprendre la main sur le territoire qui bénéficie d'une semi-autonomie. Une mainmise dénoncée par les habitants de la péninsule, qui manifestent massivement depuis le mois de juin.

 

200 000 comptes en cours d’activation supprimés par Twitter

YouTube suit donc l’exemple de Facebook et Twitter. Les deux réseaux sociaux ont accusé la Chine, le 19 août dernier, de soutenir des contenus et comptes diffusant des messages violents à l’égard des manifestants, comparés à des "cafards" et à des "terroristes".

 

"Les personnes à l'origine de cette campagne ont eu recours à un certain nombre de tactiques trompeuses, notamment l'utilisation de faux comptes - dont certains étaient déjà désactivés par nos systèmes automatisés - pour gérer des pages en faisant croire qu’elles provenaient d’agences de presse", explique Facebook. Le réseau social a découvert, au cours de son enquête, les liens de ces pages "avec des individus associés au gouvernement chinois". Chez Twitter, ce sont 936 comptes qui viennent d’être suspendus… et 200 000 comptes en cours d’activation.

 

Plus outils pour signaler les contenus illicites

La lutte contre les fake news est un enjeu majeur pour les réseaux sociaux. En mars 2017, un outil permettant de signaler un contenu a été mis en place au sein de Facebook. Instagram a également lancé le 15 août dernier un bouton pour signaler les fausses informations.

 

Facebook a par ailleurs développé une pastille permettant d’avoir des informations sur les médias postant des contenus sur le réseau - pour identifier entre autres les medias parodiques - et propose depuis 2017 une certification attestant de l’authenticité du compte et de l’administrateur pour les pages de personnalités, sports, médias, loisirs et élus. De son côté, Twitter a racheté en juin 2019 la start-up londonienne Fabula AI, spécialisée dans l’analyse des interactions sur les réseaux sociaux, avec comme but avoué de mieux lutter contre les faux contenus.

 

Les fake news, un problème global et persistant

Les manifestations de Hong Kong ne sont pas un cas à part. L'Iran, la Russie, le Kazakhstan ou encore la Birmanie ont fait ou font régulièrement l'objet de mesures similaires, tout comme l'ont été les Etats-Unis (ou la France, dans une moindre mesure) lors de leurs dernières élections présidentielles. Les géants technologiques ont été sévèrement pointés du doigt depuis deux ans pour leur inefficacité à lutter contre ce phénomène.

 

A noter que les réseaux sociaux américains ont un autre intérêt à faire un effort supplémentaire dans ce cas précis. Si Twitter et Facebook ne sont plus accessibles en Chine continentale depuis 2009, les plateformes américaines sont autorisées à Hong Kong et appréciées des Hongkongais : 4,7 millions d’entre eux se connectent à Facebook au moins une fois par mois et 448 000 utilisent Twitter.

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