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Les robo-advisor donnent les pouvoirs des pros aux investisseurs particuliers

Un robo-advisor est un logiciel capable d'analyser un portefeuille d'actifs financiers et de conseiller son propriétaire sur le meilleur moment pour acheter et vendre ses titres, en fonction de son profil de risque et des évolutions du marché. Des fintech (comme la française Fundshop) mettent ces outils adoptés depuis longtemps par les traders dans les mains des particuliers, via des applications faciles à utiliser.
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Les robo-advisor donnent les pouvoirs des pros aux investisseurs particuliers
Les robo-advisor donnent les pouvoirs des pros aux investisseurs particuliers

Gérer soi-même son épargne comme un professionnel de la finance, c'est désormais possible grâce aux robo-advisor. Ces outils – qui sont des logiciels et pas des robots, comme leur nom ne l'indique pas – sont développés par des start-up de la fintech depuis 2010 aux Etats-Unis et depuis 2013 en France.

 

Ils utilisent des algorithmes complexes pour analyser le portefeuille d'actifs d'un particulier et faire un diagnostic des risques. En fonction du niveau de risque que son utilisateur est prêt à prendre, la solution lui propose d'optimiser son bouquet de placements financiers. Elle le guide pour qu'il achète et vende ses actions au moment opportun, en exploitant au mieux les performances du marché.

 

des algorithmes adaptés aux besoins des particuliers

Ces jeunes pousses, comme la finetch Fundshop, pionnière de ce champ d'activité en France, mettent à la portée des particuliers des outils utilisés traditionnellement par des banques. "Ces algorithmes d'analyse financière existent depuis longtemps. Ils demandent une capacité de calcul qui a longtemps été hors de portée du quidam. Mais la puissance actuelle des applications mobiles change la donne. La technologie permet aujourd'hui d'intégrer des algorithmes complexes dans des applis très simples à utiliser", contextualise Léonard de Tilly, PDG de Fundshop, créée en 2013 et basée à Paris.

 

La jeune pousse a retravaillé ces algorithmes, pour les adapter aux besoins des particuliers. Elle a baissé le niveau d'expertise financière requise et le montant de patrimoine minimal nécessaire pour utiliser son outil. "Nous avons aujourd'hui 2900 utilisateurs, qui gèrent en moyenne 17 000 euros sur l'application. On est loin des millions d'euros que placent les institutions financières sur les marchés", souligne Léonard de Tilly. Les utilisateurs de Fundshop versent 9 euros par mois à l'entreprise. Si l'on imagine que l'argent placé rapporte 1% par an, il devient intéressant d'utiliser la solution à partir de 10 000 euros de patrimoine.

 

deux modèles de développement

Léonard de Tilly a créé son entreprise, qui a levé 500 000 euros, après avoir rencontré aux Etats-Unis les fondateurs de la licorne américaine Wealthfront. Fondée en 2011, la start-up a atteint le milliard de dollars de valorisation au bout de deux ans et demi d'activité seulement. Comme la plupart des start-up de gestion financière pour les particuliers (à l'exception de Fundshop), Wealthfront ne se contente pas d'analyser le portefeuille d'actifs de ses clients et de le conseiller dans ses placements. Elle lui propose des produits financiers dans lesquels placer ses fonds, venant concurrencer directement les banques et les sociétés d'assurance.

 

"Nous avons choisi de ne pas nous lancer dans la vente d'actifs, car développer un réseau de distribution coûte très cher. Aux Etats-Unis, des investisseurs sont prêts à mettre la main au portefeuille pour soutenir ce type de modèle économique, c'est plus difficile en France. Nous avons préféré nous concentrer sur notre cœur d'activité - le conseil financier - et tisser des partenariats avec des institutions financières dont la distribution est le métier", explique le patron de Fundshop. Deux schémas de développement pour deux marchés déférents, qui ne brassent pas les mêmes quantités de capital…

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