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Les robots communicants de Naïo technologies désherbent des champs de plus en plus grands

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En partenariat avec le groupe Carré, la start-up toulousaine Naïo Technologies développe une nouvelle version communicante de son robot de désherbage mécanique. Démonstration attendue au salon Tech & Bio, les 23 et 24 septembre à Bourg-les-Valence, dans la Drôme.

Les robots communicants de Naïo technologies désherbent des champs de plus en plus grands
Naïo Technologies propose un robot désherbant. © Tien Tran – Naïo Technologies

Révolutionner le travail des maraîchers. Rien de moins. Telle était l’ambition de Gaëtan Séverac et Aymeric Barthes, deux jeunes ingénieurs en robotique, lorsqu’ils ont créé Naïo Technologies, en novembre 2011. Ils ont d’abord lancé le petit robot autonome Oz à l’assaut des mauvaises herbes. Sa technologie évite les solutions chimiques de désherbage et réduit considérablement le recours à la main d’œuvre. Equipé d’un système de guidage et pas plus gros qu’une tondeuse à gazon (moins de 50 cm de large), Oz circule entre les rangs des plantations et met à peine 5 minutes pour désherber une bande d’une centaine de mètres, avec une autonomie de 5 heures.

 

Une série de 20 robots a été industrialisée dans les ateliers de Ramonville-Saint-Agne, dans l’agglomération toulousaine (Haute-Garonne) où la start-up a choisi de s’installer en mars dernier, après un accompagnement de l’Incubateur Midi-Pyrénées et un passage en pépinière. Les premiers succès commerciaux sont au rendez-vous et quelques grands noms du secteur, tels que Bonduelle, Terrena ou le semencier Bejo (spécialiste des semences potagères) ont été conquis.

 

"Ce robot est particulièrement adapté aux surfaces maraîchères de moins de 10 hectares (ha)", souligne Aymeric Barthes, le président de Naïo Technologies. Un constat qui conduit la société à se lancer dans une nouvelle aventure pour cibler les surfaces de plus de 20 ha. Ce projet s’accompagne d’une ambition : doter le grand frère d’Oz de fonctions communicantes.

 

Des robots communicants de grandes dimensions

 

Baptisé Anatis, ce nouvel engin fait l’objet d’un co-développement avec le groupe Carré, un des leaders français du machinisme agricole. Et pour cause : il est environ 10 fois plus gros qu’Oz. Doté d’une autonomie supérieure, Anatis ne se contente plus de supprimer les mauvaises herbes : ses caméras de guidage (caméras 3D et caméras couleurs) et ses capteurs collectent toutes sortes d’informations sur l’hygrométrie, la température du sol, les zones d’enherbement, la densité ou encore le stade d’évolution des plantes.

 

Toutes les informations seront centralisées sur les serveurs de Naïo Technlogies qui compte ainsi proposer aux maraîchers un service très complet d’aide à la décision. "Nous élargissons actuellement nos compétences, avec le recrutement d’experts en agronomie, pour offrir ces nouveaux services qui seront disponibles, via internet, à partir d’un smartphone ou d’une tablette", précise Aymeric Barthes.

 

Une maquette avait été présentée dès janvier dernier à l’occasion du Sima (Salon international du machinisme agricole). Quelques mois plus tard, le premier prototype qui doit faire l’objet de démonstrations au salon Tech & Bio, les 23 et 24 septembre, à Bourg-les-Valence, dans la Drôme.

 

Un produit dédié à la vigne

 

Et Naïo Technologies prépare déjà de nouveaux développements : les fonctionnalités de collecte de données et de communication d’Anatis devraient bientôt être disponibles sur la seconde génération d’Oz. La société travaille également sur la mise au point d’un nouveau robot de désherbage spécifiquement conçu pour l’entretien des vignobles. "Là encore, notre solution doit permettre de diminuer au maximum le recours aux intrants", explique Aymeric Barthes. Cet autre projet est mené en partenariat avec le Laas-CNRS (Laboratoire d’Analyse et d’Architecture des Systèmes) et l’IFVV (Institut Français de la Vigne et du Vin).

 

Une levée de fonds de 2,5 millions d’euros

 

La start-up a réalisé un chiffre d’affaires de 125 000 euros en 2014 et prévoit de franchir le cap du million d’euros en 2016. En parallèle, elle prépare un tour de table pour accompagner son développement commercial, l’industrialisation de ses premiers produits et la poursuite de ses programmes de R&D. L’entrée de deux fonds spécialisés, l’un en agronomie et l’autre en cleantech, est attendue pour fin septembre. Elle sera complétée par une campagne de crowdfunding conduite par la plateforme toulousaine Wiseed. La jeune pousse espère ainsi récolter 2,5 millions d’euros. Naïo Technologies emploie actuellement une dizaine de personnes et compte en recruter autant dans les deux ans à venir.

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