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Les salariés de Sigfox inquiets que des considérations politiques entravent la reprise

Le ministère de l'Economie et des Finances entrave-t-il la reprise de Sigfox pour des considérations politiques ? Les salariés de Sigfox et la direction préfèrent l'offre de reprise d'UnaBiz pour l'entreprise placée en redressement judiciaire. Toutefois, l'opérateur du réseau Sigfox en Asie doit recevoir une autorisation du ministère de l'Economie car il est considéré comme un investisseur étranger. Les salariés craignent que cette autorisation soit délivrée après le second tour de l'élection présidentielle, le 24 avril, alors-même que le tribunal de commerce de Toulouse doit se prononcer le jeudi 14 avril.
mis à jour le 14 avril 2022 à 11H54
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Les salariés de Sigfox inquiets que des considérations politiques entravent la reprise
Les salariés de Sigfox inquiets que des considérations politiques entravent la reprise © Sigfox

Les salariés français de Sigfox sont inquiets. Ils craignent que la reprise de l'ancien symbole de la French Tech, inventeur du concept de "réseau 0G", soit entravée par les circonstances politiques. Dans une lettre diffusée auprès de la presse le 13 avril 2022, le CSE de Sigfox écrit que les 180 salariés de l'entreprise "refusent que les élections présidentielles mettent en péril leur avenir".

L'offre d'UnaBiz retenue par les salariés
Sigfox a été placé en redressement judiciaire début janvier. Neuf candidats potentiels ont déposé des offres de reprises fin février. Depuis, il ne reste que trois candidats, rapporte le CSE de Sigfox, qui ajoute que "les salariés ont désigné, par l’intermédiaire de leurs représentants, leur favori". Il s'agit d'UnaBiz, l'opérateur du réseau Sigfox en Asie et fournisseur de services IoT.

UnaBiz est une société fondée et dirigée par deux entrepreneurs français, dont un ancien salarié de Sigfox. Cela a rassuré les actuels salariés de l'entreprise puisqu'il connaît "parfaitement les problématiques de Sigfox et son écosystème", explique Antoine Maïer, élu au CSE, dans le communiqué.

La culture d'entreprise d'UnaBiz, proche de celle de Sigfox, est également mise en avant tout comme le financement proposé qui "parait cohérent avec le projet", poursuit Antoine Maïer. "Le CSE estime crédible et intéressante la diversification des sources de revenus expliquée dans la stratégie", conclut-il.

Conditionnée à une autorisation ministérielle
Toutefois, UnaBiz étant considéré comme un investisseur étranger, il doit recevoir une autorisation particulière auprès du ministère de l'Economie. Une autorisation qui tarderait à arriver alors même que le tribunal de commerce de Toulouse doit se prononcer le jeudi 14 avril. Contacté par le CSE, le ministère lui aurait répondu le 11 avril que le dossier est complet mais toujours en cours d'instruction. Le CSE craint que les enjeux politiques actuels, et le second tour de l'élection présidentielle, ralentisse cette instruction.

"Différentes sources proches du dossier ont indiqué au CSE de Sigfox que le ministère de l'Economie temporisait et ne donnerait pas son accord avant le second tour de l'élection présidentielle prévu le 24 avril", écrit le CSE. Contacté par L'Usine Digitale, le ministère de l'Economie et des Finances confirme seulement qu'une demande a été déposée et affirme ne pas faire de commentaire sur les procédures en cours.

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