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Les satellites de SpaceX vont opérer plus proches de la Terre malgré l'opposition de ses concurrents

Les autorités américaines ont accordé à SpaceX l'autorisation d'exploiter 2814 satellites Starlink sur des orbites plus basses qu'initialement prévues, à 540 kilomètres d'altitude au lieu de 1100 kilomètres. Cette décision a provoqué une levée de bouclier de la part de ses concurrents, Amazon et OneWeb, qui craignent des risques d'interférence et de collisions avec leurs propres constellations en orbite basse.
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Les satellites de SpaceX vont opérer plus proches de la Terre malgré l'opposition de ses concurrents
Les satellites de SpaceX vont opérer plus proches de la Terre malgré l'opposition de ses concurrents © SpaceX

La Federal Communications Commission (FCC), l'organisme fédéral américain chargé de la régulation des télécommunications, a autorisé une modification de la licence Starlink déposée il y a un an par SpaceX. Ce dernier a été autorisé à placer 2814 satellites sur des orbites plus basses que prévues, à 540 kilomètres d'altitude au lieu de 1100 kilomètres.

En 2018, la FCC avait autorisé SpaceX à lancer 4425 satellites sur des orbites allant de 1100 kilomètres à 1325 kilomètres au-dessus de la Terre. Le réseau Starlink compte à ce jour plus de 1300 satellites en orbite. Les 2814 prochains pourront donc être installés sur des orbites plus basses.

Des changements liés à la sécurité
D'après la FCC, cette décision "permettra à SpaceX de mettre en œuvre des changements liés à la sécurité dans le cadre du déploiement de sa constellation de satellites afin de fournir un service haut débit à travers les Etats-Unis, y compris pour ceux qui vivent dans des zones mal desservies ou non desservies par les systèmes terrestres".

Cette autorisation intervient dans un moment clé pour la future constellation de satellites, car la société a déjà près de 1300 satellites en orbite et aurait probablement dû interrompre sa campagne de lancement sans l'aval de la FCC. 

Une autorisation sous condition
Toutefois, cette approbation est assortie de certaines conditions. L'entreprise d'Elon Musk est ainsi dans l'obligation de se coordonner avec les autres opérateurs pour s'assurer que les signaux de ses satellites n'interfèrent pas ceux des autres. L'entreprise devra fournir des rapports semestriels à la FCC.

Mais cette autorisation a provoqué une levée des boucliers. La FCC déclare avoir reçu près de 200 avis divergents émanent d'organisations, parmi lesquelles Amazon et OneWeb, qui cherchaient à la convaincre que le changement d'altitude proposé par SpaceX créerait des interférences de signal avec les satellites proches et augmenterait les risques de collision orbitale. Cette position n'est absolument pas étonnante puisque ces deux entreprises souhaitent également posséder leur constellation de satellites en orbite basse.

Cependant, Amazon a qualifié la décision de la FCC de victoire, soulignant que l'une des conditions pour SpaceX est d'accepter toute plainte liée à des interférences avec sa propre constellation "Kuiper". "C'est un résultat positif qui instaure des conditions claires pour SpaceX, y compris des exigences pour qu'il reste en dessous de 580 kilomètres", a déclaré un porte-parole de la société, citée par The Verge. "Ces conditions répondent à nos principales préoccupations concernant la sécurité et les interférences spatiales, et nous apprécions le travail de la FCC pour maintenir un environnement sûr et compétitif en orbite terrestre basse", a-t-il ajouté.

Une bonne nouvelle pour l'observation astronomique
Le déplacement des satellites est aussi une bonne nouvelle pour les astronomes, qui se plaignent depuis des années qu'ils reflètent la lumière du soleil lors des observations nocturnes et ce malgré un nouveau revêtement antireflet. L'American Astronomical Society, une association regroupant des astronomes aux États-Unis, a ainsi écrit dans le dossier de la FCC que l'exploitation des satellites à des altitudes plus basses permettait d'atténuer leurs impacts sur l'observation astronomique.

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