Les semelles high tech de Rcup s’inspirent de la voiture connectée

Fondée par un spécialiste du véhicule connecté de PSA, la start-up francilienne RCup met au point des semelles connectées, visant à diminuer la fatigue des coureurs et des ouvriers.

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Les semelles high tech de Rcup s’inspirent de la voiture connectée

Après treize ans passés chez PSA Peugeot Citroën et une expertise développée dans la voiture connectée, Frédéric Lassara a décidé de mettre ses compétences au service... des pieds des coureurs et ouvriers. Au sein de l’incubateur francilien "L’Ouvre-boîte" à Argenteuil (Val-d'Oise), sa start-up RCup, cofondée en décembre 2014 avec un praticien du pied, développe des semelles high tech.

Développer ses propres capteurs

Développées sur mesure après numérisation des pieds de l’individu grâce à un scanner haute définition, puis imprimées en 3D (grâce à une machine installée dans le petit atelier de RCup), ses semelles promettent un confort renforcé mais aussi de meilleures performances et la prévention des blessures. Elles ont été testées par un membre de la rédaction de L’Usine Digitale à l’occasion du Marathon de Paris organisé le 12 avril. Pour l'occasion, elles avaient été dotées d'un capteur Nike+ qui, relié à l'application smarphone Nike+ Running, rapportait le nombre de pas effectués. A terme, RCup projette d’intégrer ses propres capteurs reliés aux smarphones : un accéléromètre et un gyroscope capables d’analyser les foulées et de détecter la fatigue. "Les semelles sont comme la voiture et comme n’importe quel objet connecté : j’ai entretenu le contact avec les mêmes fournisseurs", explique Frédéric Lassara.

Des tests dans les usines de Citroën

Des applications qui permettent à RCup de cibler non seulement les sportifs, mais également les ouvriers, "qui parcourent en moyenne sept kilomètres par jour", selon l'entrepreneur. L’entreprise a ainsi proposé à plusieurs usines de prendre soin de leurs opérateurs et de travailler sur la pénibilité en les équipant de ces "Smart EPI". Elle a déjà convaincu, entre autres, les sites de Vélizy et Versailles de Citroën. Les informations recueillies pourraient permettre de cartographier les usines. "En constatant des chocs réguliers dans un endroit précis de l'usine, ou une augmentation de la température corporelle qui peut être synonyme de stress, on peut prendre des mesures correctives, que ce soit par des équipements ou de la formation, détaille Frédéric Lassara. L'outil peut aussi révéler qu'une partie d'un site n'est que très peu fréquentée et permettre d'ouvrir un chantier lean pour améliorer son organisation."

Gaëlle Fleitour

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