Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Les supercalculateurs vectoriels ne sont pas has been : l’Allemagne en met trois nouveaux en service

Alors que le calcul vectoriel semble passé de mode, l’Allemagne met en service trois supercalculateurs de ce type fournis par le japonais NEC. Ils équipent à des fins de recherche l’université de Kiel, l’institut Alfred Wegener et le centre de calcul intensif de Stuttgart.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Les supercalculateurs vectoriels ne sont pas has been : l’Allemagne en met trois nouveaux en service
Les supercalculateurs vectoriels ne sont pas has been : l’Allemagne en met trois nouveaux en service © CC BY-SA 3.0 DavidMarsh
Qui a dit que le calcul vectoriel est mort ? L’Allemagne met en service, non pas un, mais trois supercalculateurs vectoriels. Ils sont tous fournis par le dernier Mohican dans ce domaine : le japonais NEC. Ils appartiennent à la génération SX-ACE, qui succède au SX-9 du constructeur nippon.
 
Eficacité énergétique améliorée de 20%
 
Le premier équipe l’université de Kiel. Formé par 256 nœuds de calcul, il offre une puissance de traitement théorique de 65,5 téraflops (1 téraflop équivaut à 1000 milliards d’opérations à virgule flottante par seconde). Il est utilisé dans la modélisation fine des changements climatiques dans les océans et l’atmosphère dus au réchauffement. Par rapport à l’ancien supercalculateur SX-9, qui équipe l’université, l’efficacité énergétique (consommation par unité de traitement) a été réduite de 20%.
 
Le deuxième est installé à l’institut de recherche polaire et marine Alfred Wegener à Brême. Formé de 32 nœuds de calcul, il présente une puissance de 8,2 téraflops. Il est exploité dans la modélisation et la simulation du climat dans l’Arctique et l’Antarctique. 
 
Recherches industrielles au centre de calcul de Stuttgart
 
Le troisième se trouve au centre de calcul à hautes performances de Stuttgart. Combinant 64 nœuds de calcul, il affiche une puissance de 16,4 téraflops. Il est voué à des recherches industrielles comme la simulation de la mécanique des fluides, la modélisation de nouvelles molécules pharmaceutiques ou l’étude de nouveaux matériaux.
 
Le calcul vectoriel s’appuie sur des processeurs dédiés pour réaliser des calculs dans des applications impliquant de grands volumes de données, comme les prévisions météo, l’analyse globale des changements environnementaux, la modélisation moléculaire ou le développement de nouveaux matériaux. A la mode dans les années 1990, il a été peu à peu supplanté par le calcul massivement parallèle qui s’appuie sur la combinaison de dizaine de milliers, voire des centaines de milliers de processeurs standards, les mêmes que ceux au cœur des serveurs. Avec l’avantage de réduire considérablement les coûts.
 
Un marché de niche capturé par NEC
 
Le calcul vectoriel conserve un marché de niche, détenu aujourd’hui exclusivement par NEC. Son supercalculateur SX-ACE multiplie la puissance de calcul par rack par un facteur dix par rapport au SX-9, tout en réduisant la surface occupée au sol de 20% et la consommation d’énergie de 90%.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale