Les usines de Toyota sont à l'arrêt en raison d'une "panne de système" chez un fournisseur

Kojima Industries, l'un des fournisseurs de composants électroniques et de pièces en plastique de Toyota, a été victime d'une "panne de système" qualifiée de cyberattaque par certains médias. Le plus grand constructeur automobile au monde a été contraint d'arrêter ses 14 usines au Japon. Ses filiales, Hino et Daihatsu, ont également été affectées par l'incident de sécurité. Une reprise des lignes de production est prévue pour le mercredi 2 mars. Une enquête a été ouverte.

 

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Les usines de Toyota sont à l'arrêt en raison d'une

Toyota, le plus grand constructeur automobile au monde, a été contraint le 28 février d'arrêter les 28 lignes de production de ces 14 usines au Japon. Les filiales Hino Motors (constructeur de camions et d'autobus) et Daihatsu Motor (constructeur de petites voitures compactes) ont également dû interrompre certaines opérations.

"Une panne de système" d'un fournisseur
C'est une "panne de système" de Kojima Industries, l'un des fournisseurs de Toyota spécialisé dans les composants électroniques et les pièces en plastique, qui est à l'origine de cette mise à l'arrêt forcée. Comme l'explique Les Echos, l'équipementier est pleinement intégré au système de contrôle de production organisé en "just in time" (JIT), qui permet une réduction des stocks ainsi qu'une livraison en flux tendu des composants nécessaires à l'assemblage de chaque véhicule.

Le média Nikkei Asia évoque quant à lui un ransomware découvert le week-end dernier. Une source lui aurait confirmé cette information mentionnant "une sorte de cyberattaque" ayant engendré "des dégâts". "Nous nous dépêchons de réagir avec pour priorité absolue la reprise du système de production de Toyota dès que possible", a-t-il indiqué.

"Toutes les opérations" devraient reprendre le mercredi 2 mars, a tenté de rassurer Toyota dans un communiqué publié ce mardi. "Nous mettrons tout en œuvre pour livrer les véhicules à nos clients dans les meilleurs délais", ajoute l'entreprise. Elle n'a pas fourni d'évaluation des conséquences d'un tel arrêt.

Pas de lien confirmé avec l'invasion de l'Ukraine
Cet incident cyber intervient dans un contexte bien particulier : le Japon a annoncé l'adoption de sanctions à l'encontre du président du Bélarus et de la banque centrale russe en réaction à l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Mais Fumio Kishida, le Premier ministre japonais, a indiqué qu'il était "encore difficile de se prononcer avant une véritable confirmation". Il a confié qu'une enquête était en cours.

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