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Lili Smart, la solution lyonnaise qui connecte aidants, malades et professionnels de santé

Ils sont entre 4 et 11 millions en France selon les études. Ils, ce sont les aidants informels, qui accompagnent leurs proches en perte d’autonomie, suite à des maladies neurodégénératives. La start-up Lili Smart a pour objectif de venir en soutien aux deux parties, malades et aidants, en associant les professionnels de santé.
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Lili Smart, la solution lyonnaise qui connecte aidants, malades et professionnels de santé
Lili Smart, la solution lyonnaise qui connecte aidants, malades et professionnels de santé © Lili Smart

Créée à Lyon en avril 2016, la start-up Lili Smart a été cofondée par Aymeric Garnier et Vincent Théry, suite à l’expérience personnelle d’Aymeric, devenu aidant de sa grand-mère, atteinte par la maladie d’Alzheimer. Se présentant sous la forme d’une application en ligne, Lili Smart permet une meilleure communication entre les membres de la famille et proches du malade, ainsi qu’avec les professionnels de santé. "La communication est souvent complexe entre tous les interlocuteurs, professionnels ou familiaux. Notre solution a pour visée d’aider un proche à rester autonome le plus longtemps possible à domicile. Il faut concevoir Lili Smart comme une boîte à outils qui s’intéresse à la fois aux familles, aux aidants et aidants, tout en intégrant les professionnels", explique Vincent Théry.

 

Concrètement, un espace personnel en ligne centralise toute la communication, à l’image d’une messagerie instantanée, et offre la possibilité d’échanger des fichiers et photos. "Le but est de remplacer le carnet de liaison souvent oublié chez le médecin, ou qui pose problème lors des rondes des infirmières libérales. Il s’agit également d’accompagner, soulager les proches et leur faciliter l’organisation de leur vie, surtout lorsque l’on sait qu’un aidant sur trois décèdera avant le malade", détaille le cofondateur.

 

Surveillance et prévention        

 

Parmi les fonctionnalités de l’application (pour l’instant disponible sur navigateur), les familles peuvent ajouter des rappels de rendez-vous, pour eux-mêmes et pour les autres membres. Quant au malade, l’offre comporte une montre connectée et des capteurs intelligents. La montre est programmable, et des pictogrammes s’affichent en plus de vibrations, par exemple pour signifier au malade l’heure du repas, ou encore qu’il faut qu’il s’hydrate.

Les capteurs intelligents, qui apprennent par des algorithmes, sont disposés à différents points de l’appartement. Ils permettent de surveiller les comportements du malade, notamment sur la porte d’entrée, sur une bouteille d’eau ou encore sur le réfrigérateur. En cas d’anomalie, les membres de la plateforme reçoivent des alertes, selon la gravité de l’information. La montre est également dotée d’un GPS et d’un accéléromètre, pour localiser ponctuellement le malade (ou en cas de sortie de la zone de vie définie au préalable par ses proches), détecter les chutes, ou prévenir d’une situation d’immobilisme prolongée.

L’offre, sur abonnement, se décline autour de deux packs : 60€ par mois, avec la montre et trois capteurs intelligents inclus, et une aide personnalisée de 30 minutes, ou 90€ par mois avec 5 capteurs.
 


En pleine campagne de crowdfunding

Développée depuis deux ans en collaboration avec des professionnels de la santé et en partenariat avec l’Institut du vieillissement des Hospices Civils de Lyon, sous l’égide du Pr. Pierre Krolak-Salmon, l’application a pu finaliser le protocole et est commercialisée depuis 15 jours. Elle attend désormais l’accord des autorités.

La start-up a choisi le financement participatif, afin de réunir 10 000 euros dans un premier temps pour la mise sur le marché de la solution. Après une ouverture du capital le 28 mars 2017, une deuxième levée de fonds de 500 000 euros permettra le recrutement de 6 salariés, portant à 9 les effectifs de la structure. Pour l’heure, 30 clients attendent d’être équipés. La campagne de financement se termine le 11 avril prochain. Le marché national et européen devraient être rapidement atteints selon les fondateurs, qui tablent sur un chiffre d’affaires d’1,2 million d’euros d’ici 2018.

 

Lili Smart : comment ça marche

 

 

 

 

Guillaume Bouvy

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