Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Logistique 4.0, véhicule autonome et connecté… Le gouvernement veut accélérer côté mobilités

Le gouvernement souhaite accélérer du côté de la numérisation et de la décarbonation des mobilités. Différents appels à projets sont lancés que ce soit pour la logistique 4.0 qui s'étend de nos frontières jusqu'au dernier kilomètre, les véhicules autonomes ou encore l'infrastructure intelligente.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Logistique 4.0, véhicule autonome et connecté… Le gouvernement veut accélérer côté mobilités
Logistique 4.0, véhicule autonome et connecté… Le gouvernement veut accélérer côté mobilités © wikimedia - c.c

Le gouvernement a dévoilé les 20 et 21 octobre sa "stratégie d'accélération pour la digitalisation et décarbonation des mobilités". Stratégie financée par le 4eme programme d'investissement d'avenir (PIA) qui lui consacre une enveloppe de 570 millions. Le but est à la fois de "faire émerger des démonstrateurs pour valider la pertinence des solutions jusqu'à l’usage" et d'intégrer "l’innovation et l’évolution des règlementations et des normes afin de lever les freins" à l'émergence de nouvelles solutions.

L'intermodalité et les déploiements dans les territoires sont privilégiés dans cette stratégie qui concerne à la fois la mobilité des personnes et des marchandises. Trois axes sont mis en avant : l'appel à manifestation d’intérêts 'digitalisation et décarbonation du transport ferroviaire' lancé en juillet 2021 et doté d'une enveloppe de 250 millions d'euros ; l'appel à projets 'Mobilités routières automatisées, infrastructures de services connectées et bas carbone' doté d'une enveloppe de 200 millions – l'appel à projets 'logistique 4.0' doté d'une enveloppe prévisionnelle de 90 millions d'euros.

Mobilité autonome et connectée
L'appel à projets sur les mobilités routières automatisées se clôture le 11 janvier 2023, avec deux relèves intermédiaires les 12 janvier et 15 juin 2022. Il vise "à soutenir le développement d’une offre souveraine de véhicules et services de mobilité routière automatisée et d'infrastructures routières intelligentes". Deux volets sont mis en avant : la mobilité routière automatisée et les infrastructures routières connectées ; les infrastructures routières intelligentes (autoroute électrique, équipements intelligents de service à la mobilité routière et maintenance prédictive).

Dans le premier cas, l'idée est de soutenir l'intégration de systèmes et la mise au point de briques technologiques indispensable à l'émergence de la mobilité autonome. Mais aussi, l'intégration de l'offre de mobilité autonome dans les services existants et la définition d'un modèle économique viable. Il est également nécessaire de poursuivre l'évaluation des besoins en termes d'infrastructures connectées. Dans le second cas, l'idée est d'évaluer les usages multimodaux des infrastructures routières, la maintenance prédictive de cette infrastructure et plancher sur les solutions pour la recharge des véhicules électriques.

Le but est d'accélérer le développement des véhicules autonomes et connectés que ce soit des navettes pour le transport de passagers ou des robots de livraison ou tout simplement des véhicules qui communiquent avec les feux de signalisation.

Logistique 4.0
L'appel à projets sur la logistique 4.0 se clôture les 15 décembre 2021 et 15 mai 2022. Il s'agit de "l’automatisation des segments maritimes et fluviaux des corridors logistiques, ainsi que des plateformes aéroportuaires et de leurs engins de pistes par exemple, et l'intégration des segments dans un concept global d'automatisation de la chaîne logistique multimodale de bout en bout". Un focus tout particulier est également mis sur le transport du dernier kilomètre.

Dans le détail, il cible particulièrement trois besoins majeurs : la digitalisation des chaînes logistiques depuis les frontières du territoire jusqu'au dernier kilomètre, l'automatisation des chaînes logistiques et la transition vers des chaînes logistiques écologiquement durables. "La réindustrialisation de la France suppose que nous portions notre chaîne logistique aux avant-postes en matière d’efficacité, d’empreinte environnementale et de numérisation", glisse Agnès Pannier-Runacher, ministre chargée de l'Industrie. Ce secteur, qui peut sembler austère, se transforme tranquillement et teste tout un tas de technologies à différentes étapes de la chaîne de transport allant des camions autonomes au drones.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.