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Luko lève 20 millions d'euros pour accélérer le déploiement de sa plate-forme insurtech en Europe

Levée de fonds La start-up Luko, spécialisée dans l’assurance habitation en ligne, vient de boucler un tour de table de 20 millions d’euros. Cette insurtech veut accélérer le développement de sa solution qui combine objets connectés et données algorithmiques pour éviter les sinistres.
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Luko lève 20 millions d'euros pour accélérer le déploiement de sa plate-forme insurtech en Europe
Luko lève 20 millions d'euros pour accélérer le déploiement de sa plate-forme insurtech en Europe © Luko

Luko a annoncé ce 19 novembre 2019 une levée de fonds de 20 millions d’euros, menée par les fonds d’investissement Accel, Founders Fund et Speedinvest. La start-up française, qui se définit comme une néo-assurance, vise à se déployer dans deux nouveaux pays européens en 2020. "L’investissement permettra d'accélérer la R&D et de distribuer les technologies à l'ensemble des assurés qui le souhaitent", explique-t-elle dans un communiqué.

 

"Nous sommes fiers de voir les investisseurs de success stories telles que Spotify, Doctolib, N26 ou encore Oscar rejoindre l’aventure Luko, ajoute Raphaël Vullierme, co-fondateur de la start-up. Avec leur soutien et expertise, nous allons pouvoir accélérer notre vision d’une assurance qui qui va prévenir plutôt que guérir. Ce financement nous permettra également de nous développer rapidement sur le marché européen pour créer un leader du secteur".

 

IoT et automatisation de la gestion des sinistres

La jeune pousse a d'abord développé des technologies brevetées de protection pour prévenir les accidents comme les dégâts des eaux, les incendies et les cambriolages. Objectif : transformer le modèle traditionnel de l’assurance "pour le faire passer de la réaction à la prévention". Luko a ainsi mis au point une offre de protection reposant sur trois boîtiers connectés pour le compteur électrique, l'eau et la porte d'entrée, qui permet au souscripteur de l’option de recevoir des notifications relatives à des anomalies.

 

La solution d’assurances dédiée au grand public utilise du machine learning pour automatiser la gestion des sinistres et améliorer la satisfaction client sur un secteur. La déclaration d'un sinistre peut se faire en vidéo depuis un smartphone, et l'assuré reçoit une proposition d'indemnisation en moins de deux heures avec l’intervention d’un opérateur dans un délai de 48h dans toute la France via un réseau de plus de 1000 partenaires. 

 

Luko s’est également attaquée au modèle de rémunération jugé opaque de l'assurance traditionnelle "pour le rendre plus transparent", explique la société. Elle prélève 30% des cotisations pour la gestion des sinistres, le service client et le développement des technologies de protection – soit les frais de services les plus légers du marché – et les 70% restants sont placés dans un fond commun "servant à dédommager rapidement les assurés en cas de sinistre". En fin d’exercice, le solde de cette cagnotte est reversé à l’association choisie par l’assuré. Pour augmenter la satisfaction client, l’insurtech promet un remboursement 5 fois plus rapide que les acteurs traditionnels du secteur via une plate-forme intégralement en ligne. L’offre est personnalisée en fonction de la situation de l’assuré.

 

20 000 utilisateurs en France

En juin dernier, Luko lançait en partenariat avec le réassureur allemand Munich Re une nouvelle offre pour assurer les maisons grâce à la reconnaissance visuelle appliquée à des images satellite. L’analyse des images permet par exemple de connaître les risques liés à l’environnement, comme les zones inondablse.

 

La société a également mis au point un dispositif de remboursement instantané avec le service Lydia. La somme est créditée sur le compte Lydia de l’utilisateur via son numéro de téléphone. Lydia, qui revendique de son côté 2,5 millions d’utilisateurs, propose en contrepartie à ses clients de souscrire à Luko. Depuis son lancement, la start-up revendique 20 000 utilisateurs en France. Elle avait bouclé en 2018 un premier tour de table de deux millions d'euros auprès de plusieurs business angels, dont Xavier Niel et Bruno Rousset, fondateur d’April Assurances.

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