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LVMH teste un programme d'optimisation de livraison grâce à l'unification des stocks

Cas d'école Le groupe mondial du luxe mène un programme pilote aux Etats-Unis avec la société toulousaine OneStock pour améliorer les délais de livraison grâce à l’unification des stocks en temps réel. Un atout pour LVMH, qui a intégré la jeune pousse dans la 3e promotion de son programme d’accélération, la Maison des Start-up, en septembre.
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LVMH teste un programme d'optimisation de livraison grâce à l'unification des stocks
LVMH teste un programme d'optimisation de livraison grâce à l'unification des stocks © LVMH

Le 16 septembre dernier, l'entreprise toulousaine OneStock intégrait aux côtés de 25 autres jeunes pousses la Maison des Start-up LVMH. Cette troisième promotion s’articule plus précisément autour de solutions omnicanales, sujet stratégique pour le groupe mondial de luxe qui donne un coup d’accélérateur à sa stratégie digitale.

 

Elle est incarnée par son CDO, Ian Rogers, passé chez Apple, qui est en poste chez LVMH depuis 2015. "Certains sujets sont particulièrement pertinents pour le luxe, explique Laetitia Roche-Grenet, LVMH Business Synergies Director. La personnalisation de l’expérience-client, l’expérience in-store, que nous souhaitons rendre exceptionnelle, et l’amélioration des services autour de l’e-commerce".

 

Optimiser le trajet des commandes

C'est sur ce dernier point que l’une des Maisons LVMH, dont le nom n’est pas communiqué, travaille avec OneStock sur un projet pilote accompagnant le développement d’un site e-commerce aux Etats-Unis. La société basée à Toulouse a mis au point un OMS (Order Management System), dont l’une des dernières fonctionnalités, baptisée Delivery Promise, permet aux marques d’interroger les stocks d’articles disponibles en temps réel.

 

Une fois l’information donnée, la solution fournit le site le mieux à même d’expédier la commande. Cela peut être un entrepôt, mais Onestock tient également compte des stocks disponibles dans un réseau de magasins physiques. Cela permet de raccourcir le délai de livraison, mais aussi de rendre un produit disponible en clickandcollect à peine deux heures après une commande en ligne.

 

Une nécessaire adaptation du produit aux besoins du luxe

Si OneStock a déjà éprouvé sa technologie – elle travaille avec des enseignes comme Intersport, Camaïeu, Truffaut, Jules, Brice, Orchestra, Pimkie ou encore Ted Baker – c’est la première fois que son outil est utilisé par une marque de luxe. Pour répondre aux spécificités du secteur, le module a donc était enrichi de nouvelles fonctionnalités. Concrètement, lorsqu’un internaute visite la page produit, l’état du stock apparaît, ainsi qu’un affichage dynamique des différentes options de livraison en fonction des articles sélectionnés.

 

L'internaute est alors informé du temps qu'il lui reste pour profiter de la promesse de livraison, et e mode de transport peut alors être choisi en fonction du délai de livraison et du coût et de l'empreinte carbone. En backoffice, des algorithmes interrogent les positions des stocks en temps réel, un peu à la façon… d’Amazon.

 

Gérer la problématique de la rareté

Mais là où les sites e-commerce généralistes doivent jongler avec des produits mass market, la problématique de la gestion des stocks prend une autre dimension dans l’industrie du luxe, car il faut gérer la rareté. "Nous vendons des produits rares, parfois en éditions limitées, sur des stocks courts, poursuit Laetitia Roche-Grenet. Comment rendre ces références disponibles de façon globale et à l'international ?" C’est la promesse de Onestock : permettre au client, exigeant dans le secteur du luxe, d’accéder à toute la collection quel que soit le canal de vente choisi, en ligne comme en boutique, grâce à cette unification des stocks en temps réel.

 

Dans un contexte d’internationalisation des ventes, bon nombre de retailers regardent désormais vers l’Asie, où l’e-commerce est la règle, servi par l’omniprésence des réseaux sociaux. Pour Jérôme Piccolin, Sales Director de OneStock, "LVMH fait figure de précurseur dans un marché en pleine transformation digitale et toujours très soucieux d’offrir une expérience client unique. Notre feuille de route consiste à optimiser la gestion des commandes de manière à ré-enchanter l’expérience d’achat en ligne comme en magasin". Après les Etats-Unis, le pilote a vocation à être déployé en Europe.

 

L'industrie du luxe, en retard sur le digital

La Maison des Start-up est le programme d’accélération lancé par LVMH à destination des start-up du monde entier "qui œuvrent à réinventer l’expérience client", selon ses termes. Cette initiative, pilier de la politique d’innovation du Groupe, favorise l’accélération de la collaboration entre les Maisons LVMH et les start-up et scale-up afin de concevoir des produits et services novateurs pour toute l’industrie du luxe.  

 

Le programme d’incubation, d’une durée de 6 mois, permettra à la pépite française de rencontrer les experts et talents de l’écosystème LVMH et des pairs entrepreneurs, avec pour ambition de les convaincre alors que le luxe a pris tardivement le virage du digital. LVMH compte 75 marques, dites "Maisons", avec pour chacune un site e-commerce. "Nous sommes un groupe décentralisé, chaque Maison possède une autonomie d'action", ajoute Laetitia Roche-Grenet. A charge pour la jeune pousse de convaincre à l’échelle du groupe. "Le luxe est l’une de nos priorités en 2020", confirme Jérôme Piccolin.

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