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Mach49, l'incubateur de San Francisco interdit aux start-up

Mach49 est un incubateur d'un style particulier. Lancé en 2014 à San Francisco, il veut devenir "le Y Combinator des entreprises du classement Global1000", du nom du célèbre incubateur de start-up de la Silicon Valley.
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Mach49, l'incubateur de San Francisco interdit aux start-up
Mach49, l'incubateur de San Francisco interdit aux start-up © capture

"Une grande entreprise aurait très bien pu créer un Uber", estime Linda Yates, la fondatrice et dirigeante de mach49. L'incubateur a pour mission d'aider les entreprises du classement Global1000 à créer, développer et lancer de nouvelles start-ups au sein même de leur organisation. "Chaque grande entreprise a la capacité d'innover à nouveau", estime-t-elle. La devise de l'incubateur : "les dinosaures peuvent battre les licornes".

 

du design thinking pour Entreprendre de l'intérieur

Mach49 offre un programme de douze semaines en immersion totale dans la Silicon Valley. Les entreprises ont pour mission de créer un projet, une sorte de nouvelle entreprise en interne, basée sur des compétences existantes ou bien sur une idée nouvelle. Mach49 veut avant tout apprendre aux entreprises la méthodologie et la confiance en soi nécessaire pour innover.

 

Le programme démarre avec un atelier de "design thinking" intitulé "blitz" qui a lieu dans les bureaux de l'entreprise, avec 40 à 50 personnes, afin d'engager les équipes au maximum. Ensuite, 4 à 6 personnes partent pour la Silicon Valley et partagent leur expérience en vidéo avec le reste de l'entreprise. 

 

12 semaines d'incubation... et d'immersion

Lors des douze semaines d'incubation, l'équipe développe un business model et un plan d'exécution en analysant comment trouver son marché, quel genre d'investissements l'entreprise devra faire pour mener à bien ce projet, etc. Un "pitch deck" (une présentation) est créé afin de convaincre la maison mère de la viabilité du projet. L'entreprise doit ensuite décider de financer ou pas l'aventure. Elle détermine également si le projet rejoindra un département existant ou s'il s'agit d'une nouvelle organisation à part entière.

 

Si le projet est approuvé, l'équipe peut poursuivre son développement avec mach49 ou bien seule. Mach49 aide aussi les entreprises à créer leur propre incubateur en interne si elles le souhaitent. Linda Yates, la fondatrice, ne croit pas au "tourisme corporate" dans la Silicon Valley : "De nombreuses entreprises veulent trouver [ici] un conte de fée de l'innovation (...) mais il faut vraiment comprendre l'écosystème de l'intérieur." Cela nécessite de s'immerger totalement pour ensuite savoir utiliser ses propres ressources de retour chez soi, estime-t-elle.

 

L'un des défis majeurs de l'innovation au sein d'une grande entreprise, c'est la relation entre les petites équipes chargées d'innover et le reste de l'organisation, souvent bloquée par le statu quo. Mach49 aide donc à l'entreprise à appréhender la relation avec cette nouvelle "start-up interne" en analysant "les changements qu'elle devra mettre en place pour que le projet fonctionne", explique Linda Yates.

 

Un business modèle hybride 

Mach49, contrairement à un incubateur classique, ne prend pas [pour l'instant] de parts dans l'entreprise créée et ne partage pas les bénéfices. En effet, ce modèle peut être compliqué à mettre en place pour une grande entreprise. L'incubateur n'a pas non plus levé de fonds afin de garder son indépendance. En revanche, mach49 cherche à réinventer le métier de consultant et se rémunère de la même manière. Ses prix ne sont pas publics pour l'instant, et diffèrent selon l'option choisie. Toutefois Linda Yates affirme : "nous offrons une garantie aux entreprises avec lesquelles on travaille : si elles estiment que la valeur obtenue n'est pas à la hauteur des attentes, elles peuvent simplement nous rembourser nos frais et décider du montant du service elles-mêmes".

 

Pour l'instant mach49 ne cible pas d'industrie en particulier. L'incubateur a travaillé avec des entreprises dans les secteurs de la finance, l'énergie et les médias entre autres, et cherche à se faire sa place dans l'écosystème de l'innovation. 

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