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Mais que diable fait STMicroelectronics dans les objets connectés ?

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STMicroelectronics aurait tout pour s’imposer sur le marché des objets connectés : gamme complète de capteurs et microcontrôleur adapté, coûts compétitifs, expertise logicielle et même quelques jolies références. Mais sans communication globale, l’électronicien risque de passer à côté du marché.

Mais que diable fait STMicroelectronics dans les objets connectés ?
Mais que diable fait STMicroelectronics dans les objets connectés ? © À Crolles, près de Grenoble, STMicroelectronics dispose du plus important centre de microélectronique en France.

"STMicroelectronic doit s’imposer comme le partenaire naturel de ceux qui développent des objets connectés", martèle Thierry Tingaud, président de ST France. Et sur le papier, le fabricant électronique franco-italien a tout pour y arriver. En commençant par une gamme quasi complète des composants nécessaires pour connecter tous types d’objets : microcontrôleur (avec son STM32), capteurs en tout genre (son, image, mouvement, gyroscope, thermomètre, accélérateurs…), composants de communication (RF, wifi, NFC…) et actionneurs mécaniques (MEMS) assortis d’une expertise logicielle de pointe, notamment en matière de reconnaissance vocale ou d’image. Le comité du CES 2015 lui a même attribué le trophée "Innovation, design and engineering" pour son amplificateur audio numérique.

 

Retrouvez notre dossier spécial CES 2015 : LES FRANÇAIS EN FORCE À LAS VEGAS

 

Et ST serait vraiment compétitif. "Les solutions de ST sont compétitives en termes de coûts sur toutes les solutions, et sont très performantes en termes de consommation", explique Simon Tchedikian, CEO et cofondateur de la start-up Sevenhugs (solution de surveillance du sommeil familial). Et ce dernier l’assure, ce n’est pas parce que sa jeune société est hébergée depuis début décembre 2014 dans les locaux de ST France, à Paris, qu’il est si positif.

"Nous avions choisi des composants ST pour notre base Hug one et nos capteurs de lit mini hugs, qui comportent notamment des liens radio RF, un capteur de température et d’humidité, un processeur STM32 et un accéléromètre, avant d’être sélectionné pour le programme d’accompagnement de PME de ST", explique l’entrepreneur. Seul le capteur de composé volatil dans l’air et le module wifi de la base de Sevenhugs ne sont pas signés ST.

Des modules pour prototyper plus vite

En 2014, ST a aussi progressivement mis à disposition des designers de petits modules matériels (STM32 Nucleo) et logiciels (STM32 Cube) pour accélérer le prototypage à partir de ses composants. "Si nous avions eu accès à ces modules, nous serions allés encore plus vite pour développer notre produit", reconnaît spontanément Simon Tchedikian. Mais si ST distribue à tout va ses modules sur les salons et propose ses briques logicielles sous licence open source, l’électronicien pêche à le faire savoir et à globaliser sa démarche.

En France, seule une dizaine de start-up des objets connectés sont effectivement accompagnées par le groupe. "Faute de place", nous dit-on ! Et Thierry Tingaud n’en serait qu’aux prémices de discussions avec Eric Carreel pour s’inscrire dans le projet de cité des objets connectés du plan du même nom.

Et si ST va bien présenter une trentaine de cas d’utilisation de ses technologies dans des objets connectés au prochains CES de Las Vegas, que ce soit pour des suivis de performance des golfeurs CaddieOne ou le monitoring cardiaque du finlandais PulseOn, on est loin des annonces tonitruantes d’un Intel, qui lance une grande plate-forme de développement pour l’internet des objets

ST devra apprendre très vite à utiliser les codes du numérique (rapidité, agilité et viralité à l’échelle internationale) pour s'imposer sur le marché des objets connectés. 

Aurélie Barbaux

 

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