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Malgré l'embargo américain, ARM continuera à vendre ses microarchitectures à Huawei

Vu ailleurs ARM va continuer à commercer avec Huawei. L'équipe juridique du concepteur de puces électroniques a estimé que ses technologies sont bel et bien d’origine britannique… et qu’elles échappent, par conséquent, à l’embargo décrété par l’administration américaine en début d’année. Un soulagement pour le géant chinois des télécoms, pour qui exploiter l'architecture d'ARM est stratégique.
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Malgré l'embargo américain, ARM continuera à vendre ses microarchitectures à Huawei
Malgré l'embargo américain, ARM continuera à vendre ses microarchitectures à Huawei © Huawei

Huawei peut enfin souffler. Le concepteur de puces électroniques ARM, propriété depuis 2016 de l'opérateur télécoms historique japonais Softbank, a tranché : il continuera de lui fournir ses technologies. L'annonce a été faite le vendredi 25 octobre 2019. Les juristes d'ARM estiment que ses technologies sont bel et bien d’origine britannique.

 

L’entreprise ne serait en conséquence pas soumise à l’embargo décrété par l’administration américaine en début d’année, suite au placement de la firme de Shenzhen sur liste noire. Comme l’expliquait alors L’Usine Digitale, Huawei aurait dû lutter pour poursuivre la production de smartphones sans exploiter les microarchitectures d’ARM. Cette clarification est un soulagement pour le deuxième fabricant mondial de téléphones… qui évite la catastrophe industrielle.

 

UN PARTENARIAT STRATéGIQUE pour huawei

La marque au lotus s’est vue accorder un sursis par l’administration Trump jusqu’à novembre. D’ici à un mois, elle devrait perdre l’accès aux technologies américaines. Ce ne sera donc pas le cas de celles d’ARM, qui avait, dans le doute, gelé ses relations avec l’entreprise dès le mois de mai. A l’heure où les puces électroniques représentent un enjeu crucial dans la guerre commerciale que se livrent la Chine et les Etats-Unis, Huawei conserve là son partenariat le plus stratégique. Le géant chinois des télécoms devrait notamment pouvoir poursuivre la fabrication de ses propres puces à travers sa filiale HiSilicon.

 

Les nouveaux processeurs Kirin 990 ou Ascend 910 AI, qui reposent entre autres sur des éléments CPU à base de cœur Cortex et des puces graphiques Mali d’ARM, font partie de la stratégie de la marque dans le but de réduire sa dépendance aux technologies américaines. "Nous pourrons avoir recours à l’architecture actuelle ainsi qu’à la génération qui suivra", s’est contenté de commenter un porte-parole de Huawei à l’agence de presse Reuters. Rien n’indique néanmoins qu’il en sera toujours de même. ARM disposant de bureaux aux Etats-Unis, il n'est pas garanti que les versions suivantes de ces architectures passent outre l'embargo.

 

 

HUAWEI SE MAINTIENT à FLOT

Début août, la marque au lotus a présenté son système d’exploitation mobile maison, HarmonyOS, pour prendre ses distances vis-à-vis d'Android (Google). Malgré les sanctions de Donald Trump, Huawei se maintient jusqu’ici à flot. La semaine dernière, l’entreprise a dévoilé de bons résultats pour le début d’année avec un chiffre d’affaires de 611 milliards de yuan (78 milliards d’euros) – en hausse de 24,4 % entre les neufs premiers mois de 2019 et la même période en 2018. Le maintien ou non de ses partenariats jouera à n’en pas douter un rôle central dans sa croissance ces prochains mois.

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