Malgré la hausse du trafic, l'UE appelle les opérateurs télécoms à ne pas discriminer les contenus

Les mesures de confinement provoquent une hausse du trafic sur Internet, mais la Commission européenne demande aux opérateurs télécoms de continuer à garantir une égalité de traitement et d'acheminent de tous les flux d'information, quel que soit leur émetteur et leur destinataire. Malgré cet appel, Netflix a pris les devants et décidé d'implémenter des mesures pour réduire la bande passante consommée par son service.

Partager
Malgré la hausse du trafic, l'UE appelle les opérateurs télécoms à ne pas discriminer les contenus

Mise à jour à 19h45 : Prenant les devants face aux demandes des opérateurs télécoms, Netflix vient d'annoncer qu'il va limiter pour 30 jours le débit de son service pour les pays de l'Union européenne. Une mesure qui permettra d'après les estimations de l'entreprise de réduire la bande passante qu'elle consomme de 25%, tout en conservant une qualité d'image correcte pour les clients.

Article d'origine : Pour la Commission européenne, la pandémie de Covid-19 n'est pas une raison pour piétiner le principe de "neutralité du net". Dans un communiqué du 19 mars 2020, elle demande aux opérateurs télécoms de ne pas discriminer certains flux d'information, malgré la hausse du trafic provoqué par le confinement imposé dans une majorité des pays européens. En effet, les personnes utilisent davantage Internet pour télétravail, jouer aux jeux vidéos ou regarder des films et séries...

"Des mesures exceptionnelles"
L'exécutif européen rappelle tout de même que "les opérateurs sont autorisés à appliquer des mesures exceptionnelles de gestion du trafic" pour éviter une congestion imminente, à condition de respecter le règlement du 25 novembre 2015 sur l'Internet ouvert.

Ce texte européen protège la neutralité du net en disposant que "les utilisateurs finals ont le droit d’accéder aux informations et aux contenus et de les diffuser, d’utiliser et de fournir des applications et des services et d’utiliser les équipements terminaux de leur choix, quel que soit le lieu où se trouve l’utilisateur final ou le fournisseur, et quels que soient le lieu, l’origine ou la destination de l’information, du contenu, de l’application ou du service, par l’intermédiaire de leur service d’accès à l’internet".

Les opérateurs télécoms ont le droit de bloquer ou de ralentir le trafic dans trois cas limitatifs : pour se conformer à des actes législatifs de l'Union européenne, à la législation nationale ou aux décisions de justice pour préserver l'intégrité et la sécurité du réseau, ou pour éviter une congestion imminente... "pourvu que les catégories équivalentes de trafic reçoivent un traitement égal", précise l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep).

Mise en place d'un mécanisme de signalement
Conscients de la gravité de la situation et par mesure de précaution, la Commission et l'Organe des régulateurs européens des communications électroniques collaborent pour mettre en place un mécanisme de signalement afin de surveiller la situation du trafic dans chaque Etat membre et être en mesure de réagir rapidement.

Thierry Breton, commissaire européen chargé du marché intérieur, a également appelé à la responsabilité de chacun. Après s'être entretenu avec le CEO de Netflix Reed Hastings, l'ancien patron de France Télécom a demandé de "passer à la définition standard lorsque la HD n'est pas nécessaire".



Une requête qui peut sembler futile étant donné les connaissances et dispositions du consommateur moyen... surtout face aux capacités technologiques actuelles d'entreprises comme Netflix, dont les algorithmes sont capables d'adapter la qualité de l'image en temps réel en fonction du débit disponible.

SUR LE MÊME SUJET

Sujets associés

NEWSLETTER L'Usine Digitale

Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes...

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

ARTICLES LES PLUS LUS