Malgré une année mouvementée, les opérateurs télécoms continuent leurs déploiements 4G

L’observatoire mensuel de l’ANFR (agence nationale des fréquences) constate une augmentation de 2% des autorisations de sites en 4G. Malgré une année tourmentée, les opérateurs télécoms continuent leurs déploiements.

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Malgré une année mouvementée, les opérateurs télécoms continuent leurs déploiements 4G

Dans le cadre de son observatoire mensuel des fréquences, l’ANFR annonce qu’elle a autorisé un total de 18 452 sites en France pour le déploiement de la 4G, dont 15 020 ont été mis en service par les opérateurs. Au total, ces derniers déclarent avoir déployé 22 800 supports 4G dont 17 796 sont en service. Les supports comptabilisés par l’ANFR sont d’une part des mâts d’antennes installés, et d’autre part, des toits terrasses sur lesquels sont regroupés plusieurs mats, ce qui explique les différences de total.

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L’agence constate ainsi une augmentation plutôt stable, de 2%, de ces déploiements malgré une année mouvementée. Ainsi, en particulier, le processus d’acquisition de SFR par Numericable, les rumeurs autour de Bouygues, les velléités d’investissement américain d’Iliad (Free) n’ont, semble-t-il, pas perturbé les déploiements de réseaux. "L’évolution est assez constante, sans rupture, confirme Gilles Brégant, directeur général de l’ANFR. Le nombre d’autorisations est en augmentation assez constante avec une légère inflexion depuis octobre sur la 4G."

Orange en tête

Le responsable de l’agence rappelle qu’Orange continue sa progression en tête. Il a dépassé Bouygues Telecom cet automne. Ce dernier avait été autorisé à réutiliser ses fréquences 2G (1800MHz) pour sa 4G et avait ainsi fortement accéléré ses déploiements mi 2013 face à ses concurrents contraints à déployer de nouvelles fréquences voire bâtir un réseau. Les deux autres opérateurs, SFR (bien que racheté par Numéricable et engagé dans un déploiement mutualisé avec Bouygues Telecom) et Free (qui ne dispose que de fréquences 2,6 MHz pour sa 4G et doit construire son réseau) continuent leurs progressions. "Et Free continue d’ailleurs d’installer davantage de mâts que SFR", constate Gilles Brégant.

Pour la 3G, 39 994 supports sont désormais autorisés pour la 3G dont 1745 en outremer. Pour la 2G, 40485 sont autorisés dont 2400 en outremer. L’outremer ne faisait pas partie de l’observatoire avant le mois d’octobre. "Il n’est pas inutile d’avoir ces chiffres avant que l’Arcep et le gouvernement n’ouvre le déploiement à la 4G en outremer, note Gilles Brégant. L’idée de cet observatoire mensuel lancé il y a deux ans, était justement de donner une image davantage d’actualité que les taux de couverture publiés par l’Arcep (Autorité de régulation des télécommunications électroniques et des postes) plus sur le long terme. Et de fait, cela provoque une certaine émulation entre opérateurs en particulier sur la 4G."

Emmanuelle Delsol

La cartographie des fréquences de l’ANFR

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