Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Man vs machine : l’homme au cœur du métier

Publi-Rédactionnel Qui de l’homme ou de la machine traduit le mieux ? L’analyse de Manuel Costa (Head of International Account Manager) et Nicolas Davonneau (Account Manager) chez Global Voices.  
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Man vs machine : l’homme au cœur du métier
Man vs machine : l’homme au cœur du métier
À quels défis la traduction et l’interprétariat sont-ils confrontés aujourd’hui ?
 
Nous avons des concurrents venant de différents pays - la traduction automatique est une technologie développée aux États-Unis - les entreprises américaines demeurent les principales concurrentes de la traduction automatique.
Avec leurs traductions machine, ces nouveaux compétiteurs cassent les prix. La réponse adaptée passe par la qualité et la rapidité du service. 
Côté interprétariat, la mobilité est en jeu. Nos clients bougent. Nos services doivent les accompagner. N’importe où, quelle que soit la langue, nous leur trouvons les meilleurs interlocuteurs disponibles.
 
Manuel Costa (Head of International Account Manager)
 
 
Humaine ou machine, comment définir une bonne traduction ?
 
Ce n’est pas une science exacte. Juger de sa qualité est par essence très subjectif. Selon les préférences linguistiques ou les différences culturelles, un détail peut bouleverser le sens d’une phrase. Traduire, c’est s’approcher au maximum de l’original en s’adaptant au contexte. Pour être pertinent, il ne faut pas s’en tenir à un seul linguiste. Chez Global Voices, les missions sont confiées à un interlocuteur, puis révisées par un autre, le post-éditeur. 
 
 
Où en est la technique aujourd’hui ?
 
Les algorithmes sont de plus en plus performants. Pour autant, la machine n’évolue que si elle est alimentée par l’humain. Chez Global Voices, l’homme reste au cœur du métier. Notre outil de traduction est alimenté par l’ensemble de notre translation memory. Chaque traduction, est notée, post-éditée, puis rentrée dans notre data base qui devient vivante et évolutive. Tous les mois, le même document est soumis à la traduction de notre outil pour vérifier son niveau d’amélioration. C’est un parfait cercle vertueux : la qualité de notre traduction s’accroît parce que nous corrigeons la data base à chaque utilisation. 
 
 
Quels avantages voyez-vous dans la traduction automatique ?
 
Un humain va traduire 2000 mots par jour vs 10 000 mots pour une machine. C’est donc un moyen d’améliorer la productivité et de répondre aux plannings imposés. Mais la machine ne restitue pas la sensibilité des textes. Un traducteur se posera toujours la question clé de notre métier : qu’est-ce que l’auteur a voulu dire ? Chez Global Voices, en appui, le post-éditeur, vient affiner le contenu traduit pour optimiser la qualité et la pertinence de la traduction. 
 
 
La traduction automatique n’est-elle pas plus adaptée à certains domaines ?
 
Dans les domaines techniques et légaux, la qualité s’est très sensiblement améliorée en dix ans. Le risque d’erreur humaine sur les noms techniques a aussi diminué. Côté documents marketing ou communication, la marge de progression reste importante. La machine dépourvue de sensibilité ne peut s’adapter aux subtilités subjectives de ce type de textes. Mais dans les cinq années à venir, il faudra être très attentif sur ce sujet.
 
 
Pour conclure, la traduction machine est-elle une menace ? 
 
C’est moins une menace qu’une opportunité. Pour Global Voices, cela donne même une valeur supplémentaire à nos contenus. L’humain reste au cœur du process. C’est lui qui nourrit la machine, c’est lui qui effectue le fine-tuning qui donne de l’âme à la traduction. Ce n’est pas un hasard si, au cours des 18 derniers mois, le nombre de post-éditeurs a augmenté de 80%, contre seulement 30% pour les traducteurs. C’est une vraie valeur ajoutée. 
 
 
Contenu proposé par GLOBAL VOICES
 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale