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Mark Zuckerberg (Facebook) propose 4 axes pour une meilleure régulation d’Internet

En réaction aux récentes polémiques dont Facebook a fait l'objet, Mark Zuckerberg s'est exprimé le 30 mars 2019 dans plusieurs médias internationaux. Le patron de Facebook propose 4 axes d’amélioration, tirés des expériences du réseau social, qui pourraient être profitables aux autres entreprises.
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Mark Zuckerberg (Facebook) propose 4 axes pour une meilleure régulation d’Internet
Mark Zuckerberg (Facebook) propose 4 axes pour une meilleure régulation d’Internet © Facebook

Facebook a dernièrement été critiqué sur quatre sujets : des propos haineux publiés sur le réseau social, l'utilisation de sa plateforme de vidéo Live par l'auteur de l'attentat des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande, les tentatives d'influences lors d'élections, et les inquiétudes toujours grandissantes des utilisateurs concernant leurs données.


"Tous les jours, nous devons prendre des décisions pour déterminer quel discours est dangereux, ce qui constitue de la publicité politique ou encore comment prévenir des cyber-attaques complexes. Ces décisions sont importantes pour assurer la sécurité de notre communauté. Personne n’attend des entreprises qu’elles répondent seules à ces enjeux", indique le patron de Facebook dans une tribune du Journal du Dimanche. Il insiste sur le fait que l’état devrait être un acteur de cette régulation.

 

1/ Des arbitres pour les contenus violents et haineux

Actuellement les entreprises régulent les comportements nuisibles de façon indépendante sur leurs plateformes. Les règles ne sont donc pas les mêmes. Tous les jours, des experts évaluent et réévaluent ce qui peut relever de la violence, de racisme, ou de la propagande terroriste.

 

Selon Mark Zuckerberg il faudrait harmoniser ces règles afin d’avoir un standard sur lequel les entreprises peuvent se baser. "Une idée pourrait être de confier à des organismes tiers le soin de définir des standards sur la diffusion des contenus violents et haineux" propose-t-il. Ces organismes tiers décideraient clairement ce qui est acceptable en termes de contenu et ce qui ne l’est pas.


Et pour évaluer quelles entreprises font des progrès et celles qui n’en font pas, Mark Zuckerberg propose que des rapports de transparence sur le retrait des contenus haineux soient publiés. Selon lui, c'est une responsabilité des grandes entreprises du numérique aujourd’hui aussi importante que la publication des rapports financiers. 

 

2/ Une législation renforcée pour la politique

Il n’est pas toujours évident de savoir ce qui relève de l’influence politique ou pas. Facebook a déjà mis en place un système dans certains pays afin de répertorier les acteurs susceptibles de passer ce type d’annonce. Mais cela n’est pas suffisant, selon le patron de Facebook. Des règles claires ne sont présentes que pour les candidats et lors de périodes électorales. Elles concernent moins les débats et les sujets politiques qui divisent.  

 

Pour lui, "la législation devrait refléter la réalité des menaces actuelles et définir des standards pour l'ensemble de l'industrie." Les gouvernements devraient donc "créer des sanctions qui découragent les interférences".

 

3/ Un RGPD à l’échelle mondiale

Le RGPD (Règlement Européen de Protection des Données), comme son nom l’indique ne concerne que l’Europe. Mark Zuckerberg propose de le prendre comme une base d’un règlement harmonisé à l’échelle mondiale. "Je pense qu'il serait bon pour Internet que davantage de pays adoptent une réglementation telle que le RGPD comme cadre commun", déclare-t-il.


Pour lui, cela permettrait plus de transparence et de définir clairement quelles données sont utilisées et pourquoi. Selon Mark Zuckerberg, les utilisateurs devraient avoir accès à ses informations et surtout avoir le choix.

 

4/ Une réglementation pour garantir la portabilité des données

Enfin, le patron de Facebook propose de mettre en place des standards communs pour garantir la portabilité des données. Cela devrait permettre des transferts entre différents services plus simples et plus sécurisés. Pour simplifier ce processus de transferts de données, il propose que cela ressemble d’avantage à une application. Et, pour augmenter la sécurité, il propose de mettre en place des règles claires concernant les acteurs responsables de la protection de l’information lors du passage d’un service à un autre.


"Il est temps d'actualiser ces règles afin de définir clairement les responsabilités des personnes, des entreprises et des gouvernements", poursuit-il. Un tel système pourrait apporter des avantages, comme une meilleure compétitivité et une plus grande capacité d’innovation pour les développeurs.

 

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