Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Mastercard tokenise les cartes de paiement des clients d'Amazon dans 12 pays, dont la France

Amazon et Mastercard ont annoncé le 17 juin mettre à disposition des clients d’Amazon dans une douzaine de pays la tokénisation des cartes de paiement de porteurs Mastercard. Un dispositif qui vise à simplifier les paiements en ligne et à réduire les risques de fraude.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Mastercard tokenise les cartes de paiement des clients d'Amazon dans 12 pays, dont la France
Mastercard tokenise les cartes de paiement des clients d'Amazon dans 12 pays, dont la France © Julien Bergounhoux

Amazon améliore (encore) l’expérience utilisateur. L’e-marchand s'est associé à Mastercard pour remplacer courant 2020 les données des cartes de paiement physiques de ses clients dans 12 pays par des tokens (jetons). L’annonce, faite le 17 juin, concerne l’Allemagne, le Brésil, le Canada, les Emirats arabes unis, l’Espagne, les Etats-Unis, l’Italie, le Mexique, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Turquie et la France.

En étant "tokenisées", les informations des cartes de paiement enregistrées par les clients d’Amazon dans les pays concernés seront remplacées par un jeton, ou alias. Pour cela, le géant de l’e-commerce s’appuie sur la  technologie de tokenisation Mastercard, baptisée Mastercard Digital Enablement Service (MDES), qui "permet une expérience d’achat fluide et accélérée aux clients d’Amazon", explique Mastercard dans un communiqué.

Une réduction des abandons de paniers

Ce système présente plusieurs avantages. Il permet à l’acheteur d’éviter les mises à jour manuelles des informations de sa carte. Contrairement aux cartes de paiement physiques, les tokens n’ont pas de date d’expiration. Dès que l’utilisateur consommateur reçoit une nouvelle carte physique de sa banque, les informations sont automatiquement actualisées. Sur l’interface, l’image de la carte est affichée sur la page du marchand. Cette représentation visuelle de la carte de la banque émettrice permet au consommateur de visualiser, "ce qui renforce sa confiance" avance Mastercard.

Côté commerçant, c’est l’assurance de garantir à ses clients une sécurisation des données bancaires : la donnée de carte est remplacée par une donnée équivalente, mais dénuée de matière exploitable. Autrement dit, la seule valeur du jeton est de pouvoir être utilisé, de manière unique et à un moment donné. Par ailleurs, la fluidité de ce système tend, en éliminant les contraintes liées à la mise à jour des informations de la carte, à réduire le nombre de refus au moment du paiement et donc de fait les abandons de panier.

1 200 marchands utilisent la technologie MDES 

Cette annonce s’inscrit dans le cadre d’une augmentation inédite des commerces en ligne lors du premier épisode de Covid-19. "2020 a vu les consommateurs du monde entier accélérer leur transition vers les paiements numériques", résume la société américaine. Les paiements par carte représentent 60% des transactions en ligne en France, selon des données Statista de 2018. Et selon une étude menée en 2019 par Mastercard et Kantar, 80% des titulaires de carte sont susceptibles de valider un paiement si le visuel de leur carte de paiement s’affiche. La carte de paiement, ou du moins sa représentation virteulle, n’est donc pas prête de disparaître, contrairement au plastique.

Mastercard explique fournir aujourd’hui sa technologie MDES à plus de 2 600 émetteurs de cartes et 1 200 marchands. "Ce phénomène ne cesse de s’accentuer avec l’arrivée d’acteurs mondiaux comme Amazon, qui déploient cette solution à grande échelle", poursuit l’entreprise spécialiste des solutions de paiement. A noter que la directive DSP2, qui vise entre autres à mettre en œuvre des mécanismes de sécurité afin de lutter contre la fraude, dont la procédure d’authentification forte, considère le token, au même titre qu’un smartphone ou une carte bleue, comme un élément possédé par son utilisateur.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media