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Match Amazon Alexa/Google Home : où en est le score ?

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Alors qu'Alexa a conquis près des trois quarts des utilisateurs d'assistant domestique aux Etats-Unis, et réussi son entrée en France, Google Home tente de tirer son épingle du jeu avec, cette fois-ci, une avance en matière de traduction. Retour sur les points forts et les défaillances de chacun.

Match Amazon Alexa/Google Home : où en est le score ?
Depuis le début de la guerre des assistants, c'est Amazon qui ne cesse de surprendre. Qu'en est-il aujourd'hui du côté de Google ? © Amazon

Dans un article du 30 juin 2018, Venture Beat relevait le retard d’Amazon Alexa en langue étrangère, face à l’assistant Google, qui maîtrise déjà l’espagnol et promet de répondre en 30 langues différentes d’ici 2019. L’occasion de faire l’état des lieux dans la compétition des Assistants domestiques d’Amazon et Google.

 

Amazon Alexa, précurseur des assistants vocaux

Rappelons d’abord qu'Amazon Echo a pris une longueur d’avance sur Google Home dès 2014 sur le marché américain, son réel concurrent n’arrivant que fin 2016. Au total, on comptabilise 6 enceintes déclinées en Amazon Echo, Echo Dot, Echo Spot, Echo Plus, Echo Show et Echo du côté d’Amazon Alexa, contre 3 Google Assistants pour les Google Home.

Amazon innove d’entrée avec un écran sur l’Echo Spot, devenu tactile sur le Show, et une enceinte pouvant prendre des photos des utilisateurs habillés avec Echo Look. Un lien direct avec les réseaux sociaux est ainsi possible depuis l’assistant domestique, pour partager des photos et récolter des avis. L’Echo Dot est simplement plus compact que l'Amazon Echo traditionnel, et Echo Plus plus performant, notamment au niveau du son, d'après plusieurs tests.

Du côté de Google, Google Home se décline en Google Mini, là aussi plus compact que son enceinte-mère, avec un son un peu moins performant, et Google Home Max, qui pour sa part diffuse de manière très efficace du son dans de grandes pièces, et capte également plus facilement la voix.

 

Une supériorité installée au fil des années

Côté prix, cela varie de 49 à 230 dollars pour Amazon, contre 49 à 400 dollars pour Google. Chez le second, on a donc moins de choix pour rapidement plus cher, pour une qualité de son et d’intelligence conversationnelle identique selon les experts. En effet, les deux assistants sont dotés de machine learning, ce qui leur permet d’améliorer leur compréhension des questions au fil du temps, notamment en les contextualisant plus facilement.

Et si Google partait avec un certain avantage en ayant déjà récolté bon nombre de données de ses utilisateurs au fil des années, lui permettant d’optimiser ses services, Amazon a développé pas moins de 40 000 "skills", allant de la réservation de restaurants sur LaFourchette ou de repas sur FoodChéri au contrôle de l’éclairage et du chauffage en passant par les conseils médicaux. De plus, si Amazon Echo comme Google Home sont compatibles avec maints appareils, Google Home ne peut se connecter qu’à 4 plateformes, là où l’Echo n’a pas de limite. Pas besoin non plus d’un appairage manuel, ce dernier détecte automatiquement les objets compatibles.

 

Google s'appuie sur l'international pour tirer son épingle du jeu

Sur le marché, d’après ZDNet, Amazon domine, du moins aux Etats-Unis. Les détenteurs d’assistant domestique se sont pour 73% convertis à Alexa, contre seulement 14% pour Google Home. Ce dernier est donc plus comparable à l’Apple HomePod, qui réunit 10% des utilisateurs américains.

Les chiffres exacts ne sont pas encore connus en France, Alexa venant à peine d'être disponible en français, mais à l’international, Google Home pourrait tout de même bien faire la différence. En effet, sur les 40 000 skills d’Alexa, seules 200 sont disponibles en français. Au contraire, Google Home se bat pour être aussi performant en français qu’en anglais, et même en espagnol, d’après l’article de VentureBeat. La voix espagnole serait aussi performante que les autres, conformément à la qualité croissante des services de traduction de Google, et permettrait ainsi au géant de s’implanter très prochainement en Amérique du Sud et en Espagne.

L’article décrit en plus des défaillances de traduction directe de la part d’Alexa, qui peine encore à basculer d’une langue à l’autre. Cette avance inattendue quoique prévisible de la part de Google pourrait-elle équilibrer la balance à l’avenir ? Face à la réactivité d’Amazon, rien n’est moins sûr, mais pour le moment, Google marque des points.

 

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