Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Match Group (Tinder, Meetic) s'oppose à la mainmise de Google sur le système de paiement

Match Group critique l'obligation faite par Google d'utiliser uniquement son système de paiement sur les applications recensées sur le Play Store. Le propriétaire de Tinder, Meetic et OkCupid a déposé une plainte contre ce qu'elle qualifie d'un abuse de position dominante. Dans l'attente d'un procès les entreprises sont parvenues à un accord permettant à Match Group de proposer son propre système de paiement.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Match Group (Tinder, Meetic) s'oppose à la mainmise de Google sur le système de paiement
Match Group (Tinder, Meetic) s'oppose à la mainmise de Google sur le système de paiement © Match Group

Les critiques se multiplient quant au monopole de Google sur le système de paiement utilisé dans les applications accessibles sur le Play Store. Match Group, le propriétaire de Tinder, Meetic ou encore OkCupid s'oppose à cette mainmise. La firme de Moutain View contraint les applications accessibles dans le Play Store à utiliser son propre système de paiement et prend un pourcentage sur l'ensemble des transactions réalisées.
 

Un dépôt fiduciaire de 40 millions de dollars

Match Group et Google ont annoncé le 20 mai 2022 être parvenus à un accord temporaire quant à l'utilisation d'un système de paiement tiers. Le propriétaire de nombreuses applications de rencontre peut proposer des systèmes de paiement alternatifs à celui de Google sans se voir retirer du Play Store. La firme de Moutain View s'engage à approuver les mises à jour des applications de Match Group qui comprennent des systèmes de paiement tiers. Le spécialiste des applications de rencontre évoque également des problèmes concernant le système de paiement de Google qui doit les résoudre. Une fois résolus, Match Group s'engage à ajouter ce système de paiement sur ses applications ne le proposant plus.

Le conflit remonte au début du mois de mai. Match Group dépose alors une plainte à l'encontre de Google arguant du fait que la firme de Moutain View a un comportement anti-concurrentiel. Elle évoque le pourcentage de 30% que s'octroie Google sur tous les achats fait dans les applications recensées sur le Play Store.

Si Match Group et Google sont parvenus à un accord temporaire, le propriétaire des applications de rencontre maintien que selon lui le pourcentage demandé par Google pour les transactions réalisées en dehors de son système de paiement est illégal et que Google abuse de sa position dominante. Le procès est fixé à avril 2023. Dans l'attente, pour montrer sa bonne foi et en raison du monopole de Google sur son magasin d'applications, Match Group a accepté de réaliser un dépôt fiduciaire pouvant s'élever jusqu'à 40 millions de dollars plutôt que payer Google directement pour les transactions.

Des changements législatifs

Epic Games, l'entreprise à l'origine du jeu Fortnite, a lancé en août 2020 la charge contre ce pourcentage collecté par Google mais aussi Apple, jugé exorbitant. Par la suite, l'obligation même d'utiliser le système de paiement de Google a été critiquée. Jusqu'à présent ces systèmes de paiement sont la chasse gardée de Google et Apple sur leurs magasins d'applications respectifs. En se les arrogeant, elles ont la main sur le lien direct avec les clients et peuvent surtout prélever un pourcentage – avec des taux décriés par de nombreux développeurs – sur l'ensemble des paiements réalisés.

Fin mars Google avait présenté un nouveau programme pilote visant à tester des moyens de paiements alternatifs sur les applications du Play Store. Spotify devant ainsi la première entreprise à pouvoir proposer un système de paiement alternatif dans plusieurs pays sur Google Play. L'entreprise tech doit sentir le vent tourner.  La Corée du sud a récemment adopté une loi obligeant les magasins d'applications, dont le marché est largement dominé par Google Play et l'App Store, à laisser les développeurs proposer des systèmes de paiement alternatifs. L'Union européenne lui a emboité le pas avec le Digital Markets Act (DMA).

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.