Medadom lève 40 millions d'euros pour déployer ses cabines de téléconsultation

Editrice d'une solution de téléconsultation, la start-up parisienne Medadom boucle sa première levée de fonds de 40 millions d'euros. Elle ambitionne de déployer près de 25 000 bornes et cabines connectées d'ici 2024. 250 personnes vont être recrutées.

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Medadom lève 40 millions d'euros pour déployer ses cabines de téléconsultation

La start-up Medadom, spécialiste de la télémédecine, vient d'annoncer une levée de fonds de 40 millions d'euros. L'identité des investisseurs n'a pas été divulguée.

Déployer son offre de téléconsultation
Cet argent frais doit permettre à la jeune pousse parisienne de déployer son offre de téléconsulation sur le territoire national afin de lutte contre les déserts médicaux et l'engorgement des urgences, deux problématiques au centre des politiques publiques actuelles.

Fondé en 2017 par Nathaniel Bern, Elie Dan Mimouni et Charles Mimouni, Medadom propose un service de téléconsultation qui garantit une prise en charge en 10 minutes maximum. La consultation peut être réalisée via un terminal classique, smartphone ou ordinateur, mais également à l'aide d'une des 350 bornes connectées installées dans des pharmacies. La jeune pousse revendique 150 000 téléconsultations réalisées via son service.

25 000 bornes et cabines d'ici 2024
Depuis juin 2020, Medadom a complété son offre par des cabines de télémédecine, un différenciant par rapport à ses concurrents tels que Doctolib ou Qare. D'ailleurs, l'entreprise espère que cette levée de fonds va lui permettre de déployer ces nouveaux dispositifs dans les écoles, les mairies, les communes dépourvues d'offres de soin.

En tout, Medadom affirme que près de 25 000 bornes et cabines sont en préparation de déploiement d’ici 2024. Pour réussir ce pari, la société compte recruter près de 250 salariés.

Le Covid-19 booste la télémédecine
La téléconsultation s'est considérablement accélérée avec la pandémie de Covid-19. Elle représente aujourd'hui 10% du total des consultations, contre 0,1% en février 2020. Malgré cet engouement, des freins subsistent, comme le montre un sondage de l'Agence du numérique en santé.

Les professionnels de santé comme les utilisateurs pointent du doigt les problèmes de connexion. La segmentation marquée des outils logiciels et leur manque d’interopérabilité ont créé des frustrations chez les médecins et les infirmiers qui appellent à des outils plus et mieux intégrés afin de fluidifier leur travail. De plus, certaines inquiétudes persistent sur le risque de déshumanisation ou de piratage des données de santé.

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