Médicaments en ligne : un encadrement strict des sites internet habilités

Depuis le 12 juillet, près de 4 000 médicaments sont autorisés à être vendus librement sur internet. Un grand pas pour les consommateurs connectés, mais surtout une opération très contrôlée. Seuls 35 sites internet, approuvés par l'Ordre national des pharmaciens, sont pour le moment habilités à commercialiser ces médicaments.

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Médicaments en ligne : un encadrement strict des sites internet habilités

C'est désormais officiel. A partir de ce 12 juillet, les Français accèdent à l'achat sécurisé de médicaments sans ordonnance sur internet. Un vent de libéralisation aurait-il soufflé sur l'industrie de la pharmacie ?

Oui et non, car si 4 000 médicaments pourront être commercialisés en libre service sur la Toile, cette vente en ligne ne pourra se faire que sur des sites internet adossés à une pharmacie, et donc autorisés par les Agences régionales de santé et le Conseil national de l’Ordre des Pharmaciens.

L'ordre professionnel a pour le moment habilité 35 sites internet dans toute la France. La sélection des sites se fait à la discrétion du Conseil national de l'ordre, après examen du dossier et vérification de son adossement à une officine existante, avec pignon sur rue.

Seuls 3 à 5 médicaments par catégorie disponibles sur 4000

En région Ile-de-France par exemple, seules deux officines sont pour l'instant autorisées à vendre en ligne leurs médicaments, alors qu'en Alsace, elles sont déjà huit.

L'avénement des e-pharmacies n'est donc pas encore pour tout de suite, les conditions drastiques fixées par l'arrêté du 20 juin 2013 imposant des obligations aux professionnels, notamment d'assurer la confidentialité des informations médicales laissées sur le site et de contraindre leurs clients à répondre à des questionnaires de santé pour éviter les surdosages et les contre-indications.

Sur les 4 000 médicaments délivrés sans ordonnance commercialisés en France, seulement trois à cinq par catégorie sont déjà disponibles sur les e-shops.

Après un pavé dans la mare jeté par l'Autorité de la concurrence il y a quelques jours, la ministre de la Santé Marisol Touraine a tenu à préciser le 12 juillet que la vente de médicaments en grandes surfaces n'était "pas envisagée" par le gouvernement.

Elodie Vallerey

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