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Mention spéciale du jury de la simulation numérique : Danielson Engineering, pour ses moteurs virtuels très réalistes

Grâce à sa maîtrise de la simulation numérique, Danielson Engineering, une PME qui conçoit et fabrique des moteurs thermiques prototypes pour l’automobile, l’aéronautique et la défense, rivalise en compétences avec les grands groupes. Ses moteurs virtuels garantissent le même comportement et les mêmes performances que dans la réalité. Elle a décroché une mention spéciale du jury pour les premiers Trophées de la simulation numérique organisés ce 23 juin à Polytechnique par L'Usine Digitale et Teratec.
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Mention spéciale du jury de la simulation numérique : Danielson Engineering, pour ses moteurs virtuels très réalistes
Mention spéciale du jury de la simulation numérique : Danielson Engineering, pour ses moteurs virtuels très réalistes

La simulation numérique, réservée aux grandes entreprises ? Danielson Engineering démontre le contraire. Cette PME de 100 personnes, spécialisée dans les services de conception et de fabrication de prototypes de moteurs thermiques pour l’automobile, l’aéronautique et la défense, en fait un outil de diversification et d’efficacité industrielle. "Le fait le plus marquant a été l’extension de nos services à la combustion 3D, c’est-à-dire à l’optimisation du moteur en termes de consommation d’énergie et d’émissions, une expertise réservée jusqu’alors aux grands groupes comme Renault, Peugeot ou Valeo", confie Rui Da Silva, le responsable calculs.

 

Auparavant, Danielson Engineering se fondait sur son expérience pour créer ses moteurs avec quelquefois le besoin de passer par plusieurs prototypes pour arriver au bon produit. En 2006, la PME, basée à Magny-Cours, près de Nevers (Nièvre), fait un premier pas vers le calcul en s’équipant de trois stations de travail et de modèles de calcul-simulation. "Mais nous manquions de puissance de calcul pour pousser les modèles au plus près de la réalité", rappelle Rui Da Silva.

 

Un supercalculateur de 3,5 téraflops, signé Bull

 

Avec le lancement en 2011 du projet Advice (Advanced Design for Vehicule and Internal Combustion Engine), la société franchit une nouvelle étape qui la fait entrer de plain-pied dans le calcul intensif (HPC pour High Performance Computing). Elle bénéficie pour cela du programme HPC-PME, lancé en 2010 par le Genci (Grand équipement national de calcul intensif), l’Inria et BPI France pour aider les PME-PMI à passer au calcul-simulation. Avec à la clé, l’accompagnement par des experts et le financement par BPI France de 100 000 euros du total d’investissement de 390 000 euros.

 

Au cœur de l’équipement, un supercalculateur Bull d’une puissance de calcul de 3,5 téraflops. "C’est modeste aujourd’hui, mais cela suffit à nous donner un avantage déterminant par rapport à nos concurrents, estime Rui Da Silva. Avec cet outil et l’expertise que nous avons développée en calcul-simulation, nous pouvons prévoir exactement comment le moteur virtuel que nous avons créé va se comporter dans la réalité. Cela rassure nos clients et nous évite le risque d’échec une fois le prototype est fabriqué."

 

Conception accélérée avec dessin automatique du moteur

 

Après la combustion 3D, Danielson Engineering a profité de cet équipement pour étendre ses prestations à l’optimisation topologique. En fonction de critères précis (minimisation de la masse, tenue mécanique, processus de fabrication…), le système dessine automatiquement le moteur. De quoi accélérer la phase de conception  et garantir que le design retenu après quelques itérations offre les meilleures performances. Une autre extension est en cours : la conception de moteurs en matériaux composites pour l’aéronautique.

 

La société ne s’est pas contentée d’acheter des machines et des logiciels. Elle a également embauché trois ingénieurs en calcul et un informaticien. Un ingénieur en composites est aussi en cours de recrutement. De quoi porter l’effectif du centre de calcul à sept personnes, contre une seule auparavant.

 

Rui Da Silva reste discret sur les fruits économiques de cet investissement. "Nous sommes devenus un acteur bien identifié en Europe sur le marché, se réjouit-il. Nous avons gagné beaucoup de contrats que nous n’aurions pas emportés auparavant." La société continuant à investir dans le HPC, l'investissement s’est donc révélé profitable.

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