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Messagerie, paiement et livraison… Leboncoin se muscle pour contrer Facebook

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Onze ans après son lancement, Leboncoin ne veut plus se contenter de mettre en relation les acheteurs et les vendeurs sur Internet. Le site de petites annonces vient de lancer une messagerie, prévoit d'y intégrer une brique de paiement et, sans aucun doute, une offre de livraison. Une batterie de nouveaux services qui vise à ne pas se laisser grignoter par la nouvelle marketplace de Facebook.

Messagerie, paiement et livraison… Leboncoin se muscle pour contrer Facebook
Lors d'une keynote à la Paris Retail Week, Antoine Jouteau, DG de Leboncoin (photo : 3e personne en partant de la gauche) a présenté les futurs développement du site. © Capture écran Leboncoin

Leboncoin concocte sa riposte. Le 14 août dernier, Facebook a annoncé le lancement de sa fonctionnalité "Marketplace" dans 17 pays européens, dont la France. Avec cette nouvelle rubrique (déjà présente dans 7 pays anglophones et hispanophones), le réseau social souhaite institutionnaliser une pratique déjà bien courante sur sa plate-forme : la vente d'objets entre particuliers. Une annonce qui, bien sûr, ne réjouit pas le géant des petites annonces Leboncoin.

 

"Voir arriver Facebook sur son marché, ce n'est pas le truc le plus sympa qui puisse nous arriver", a reconnu Antoine Jouteau, le directeur général de Leboncoin, lors d'une keynote à la Paris Retail Week le 21 septembre 2017. "On prend cette arrivée au sérieux. Après, ce n'est pas la panique. C'est la troisième fois qu'ils essayent. Ce qui est important, c'est de proposer la meilleure expérience utilisateur. Si on se rapproche de la transaction, la barrière va monter", assure-t-il (ou peut-être se rassure-t-il ?).

 

1,5 million de messages par jour sur l'appli leboncoin

Les chiffres clés du site Leboncoin

  • 2006 : date de création
  • 27 millions de visiteurs par mois
  • 10% de croissance par an
  • 800 000 annonces déposées chaque jour
  • 2/3 de l'audience est mobile
  • 600 collaborateurs
  • Une présence dans 25 pays

 

On comprend donc que Facebook n'a pas pris Leboncoin au dépourvu. Le spécialiste des petites annonces entend aller au-delà de la simple mise en relation des vendeurs et des acheteurs. Il vient de lancer une messagerie instantanée sur son application mobile. "1,5 million de messages y sont échangés chaque jour et on devrait atteindre les 3 millions", affirme le CEO, qui précise que la fonctionnalité sera disponible sur la version web dès la semaine du 25 septembre.
 

Le paiement déployé en 2018...

Autre déploiement en cours : la possibilité de payer directement sur la plate-forme et non lors de la rencontre. Leboncoin a testé cette fonctionnalité durant l'été pour les locations de vacances. Le site prévoit un lancement officiel pour le premier semestre 2018. Pour l'instant, le business model n'a pas encore été arrêté. Celui de la commission est bien sûr étudié, mais pour le cas des locations saisonnières le service était complètement gratuit. Une absence de modèle économique qui n'est pas nouveau pour la plate-forme. Leboncoin n'a commencé à monétiser son audience que quatre ans après son lancement. Ce qui ne l'a pas empêché d'être rentable moins d'un an plus tard.

 

... Et la livraison inévitablement

Prochaine étape ? Sans doute celle de la livraison. "Ce serait logique que l'étape d'après, ce soit de pouvoir livrer", a glissé Antoine Jouteau. "Avec la messagerie, le paiement et la livraison, on couvrirait toute la chaîne de valeur. Tout ça sera bien sûr optionnel. Nous laisserons le choix à nos utilisateurs", précise-t-il.

"On ne va pas se laisser faire. On va se défendre par le produit, la marque et la transparence", résume le CEO, avant de lancer, un poil piquant : "Et peut-être que les internautes préféront aller sur une plate-forme qui paye ses impôts en France". En attendant, Leboncoin s'attend encore à une croissance annuelle de 10%.

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3 commentaires

verdarié

22/09/2017 08h24 - verdarié

Le bon coin à raison de souligner son attachement au pays en dénonçant ceux qui prennent sa valeur sans en payer les services.C'est une sorte de vol administratif et de concurrence déloyale qui encourage les pays à se faire une guerre économique favorisant le désordre qui profite encore plus à nos concurrents.Puisque quant on se dispute sans arrêt, on ne peux pas construire et encore moins vendre nos produits.

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vdams

23/09/2017 10h05 - vdams

LeBoncoin n'est pas une startup franco-française. Il faut savoir qu'elle vient d'un groupe Norvégien et qu'il y a 31 déclinaisons du boncoin à l'étranger. ainsi ils mutualisent les développements. L'intervenant est le DG, et non le PDG. Ceci à part, ne retirer rien à la qualité de l'équipe française et leurs capacité d'innovation à suivre le marché français.

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RODRIGUEZ

27/09/2017 15h31 - RODRIGUEZ

Entièrement d'accord. A force de vouloir proposer des services dans tous les domaines, les géants apportent une confusion malsaine. Que Facebook reste Facebook et fasse du Faceboook, ce sont les meilleurs dans leur domaine, et que Le Bon Coin reste le meilleur dans le sien. Chacun chez soi....

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