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Microsoft lance Power Fx, un langage de programmation low code basé sur les formules Excel

Le besoin en applications ne cesse de croître et il n'y a pas assez de développeurs pour y répondre. L'une des solutions à ce problème sont les outils de développement no code (sans programmation) ou low code (avec une programmation simplifiée), qui rencontrent un fort enthousiasme depuis quelques années. Pour rendre ses outils encore plus puissants, Microsoft lance Power Fx, un langage low code tiré des formules Excel.
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Microsoft lance Power Fx, un langage de programmation low code basé sur les formules Excel
Microsoft lance Power Fx, un langage de programmation low code basé sur les formules Excel © Glassdoor

A l'occasion de sa conférence Ignite 2021, qui débute ce 2 mars et se déroule entièrement en ligne (Covid-19 oblige), Microsoft annonce de nouvelles fonctionnalités pour sa Power Platform. Pour rappel cette dernière regroupe tous ses outils no code et low code, qui permettent de créer des applications, des routines automatisées ou des chatbots de façon simplifiée.

Les formules Excel, un "langage" omniprésent en entreprise
L'annonce la plus importante est sans doute le lancement de Power Fx, un langage de programmation low code basé sur les formules d'Excel. Pourquoi ce choix ? "Parce qu'il nous fallait un langage simple d'accès autour duquel bâtir une communauté," répond Charles Lamanna, corporate vice president en charge de la plateforme low code chez Microsoft. L'entreprise a une longue histoire avec les langages de programmation, de Basic à DotNet en passant par TypeScript et bien sûr C#.

Aujourd'hui, l'un de ses principes fondamentaux est de ne pas recréer un langage qui existe déjà. "C'est pour ça que Power Apps utilise JavaScript pour la partie graphique ou que la création de modèles de machine learning côté serveur s'appuie sur Python. Mais il n'existait pas de langage répondant aux besoins d'un utilisateur low code," explique Charles Lamanna. "Nous avons donc cherché quel pourrait être le langage low code le plus utilisé au monde. Et ce sont les formules Excel. On blague souvent sur le fait qu'Excel est l'application de business intelligence la plus utilisée au monde, et pour toute une catégorie d'employés ces formules sont un langage qu'ils maîtrisent déjà au moins en partie."

Un pont entre le 'no code' et les applications 'code first'
Microsoft a donc pris ce langage et l'a enrichi pour en faire une sorte d'Excel++. "Nous l'avons documenté, et nous le passons open source afin de créer une communauté. Notre objectif est que les éditeurs tiers s'en emparent pour leurs propres plateformes low code." Il s'agit en quelque sorte d'un successeur spirituel de VBA, que Microsoft voit principalement comme un outil pour les business users ou citizen developers qui souhaitent plus de customisation mais ne sont pas prêts à se lancer dans Visual Studio.

Microsoft va intégrer Power Fx dans toutes les applications de la Power Platform pour les rendre cohérentes entre elles. Il sera utilisé dans Power Apps, Dataverse, Power Virtual Agents et Power Automate. L'intégration sera complète d'ici deux ans.

L'open source, un gage de portabilité
L'open source s'est imposé comme une évidence pour Microsoft, non seulement car c'est une condition sine qua non pour l'adoption d'un langage aujourd'hui, mais également car cela répond à l'une des problématiques fréquemment remontées par les clients de Microsoft : l'inquiétude envers le manque de portabilité des applications low code. "Aucune entreprise ne veut se retrouver coincée avec une solution une fois qu'elle l'a adoptée, et nous espérons que cela les rassurera," commente Charles Lamanna.

De meilleurs outils de supervision pour garantir la conformité
Autre effort pour rassurer les grandes entreprises : de nouveaux outils d'administration pour aider les DSI à gérer l'expansion de solutions low code au sein de leur organisation. "Il est essentiel de pouvoir garantir que ces applications respectent la réglementation, qu'il s'agisse du RGPD ou de règles spécifiques à certaines activités comme la santé ou la finance, insiste Charles Lamanna. Autrement les DSI deviennent des obstacles à leur déploiement à grande échelle."

Ces nouveaux outils permettent donc d'éviter la perte de données en limitant l'accès des connecteurs (peut lire un message mais ne pas publier par exemple), en restreignant certaines connexions à des adresses IP spécifiques ou à des utilisateurs via Active Directory, et en garantissant la conformité des applications. Par ailleurs des capacités de reporting étendues ont été ajoutées pour analyser les usages concrets en détail.

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