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Microsoft restera l'hébergeur du Health Data Hub jusqu'en 2025

Vu ailleurs La migration vers un nouvel hébergeur pour le Health Data Hub n'est pas pour demain. En effet, trouver une solution souveraine qui propose des fonctionnalités similaires à celles de Microsoft Azure – actuel hébergeur – est compliqué, a fait savoir Stéphanie Combes, la directrice du Health Data Hub. Résultat : rien ne devrait avoir lieu avant 2025. 
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Microsoft restera l'hébergeur du Health Data Hub jusqu'en 2025
Microsoft restera l'hébergeur du Health Data Hub jusqu'en 2025 © Jeremy Bezanger/Unsplash

Il faudra attendre "horizon 2025" pour que les travaux de migration vers "une solution cloud souverain" soient mis en œuvre pour l'hébergement du Health Data Hub, a déclaré Stéphanie Combes, la directrice du Health Data Hub, auprès de TICpharma
 

Le choix de Microsoft contesté

C'est Azure, la solution de cloud computing de Microsoft, qui a été sélectionné pour héberger cette base de données de santé. Un choix lourdement critiqué à plusieurs niveaux. L'entreprise américaine aurait été sélectionnée par le gouvernement "sans mise en concurrence (…) au motif que seul Microsoft aurait les capacités technologiques de fournir une telle infrastructure", d'après l'association Anticor qui a saisi le Parquet national financier (PNF).

Au-delà de l'aspect purement procédural, l'invalidation du Privacy Shield – ce texte autorisant les transferts de données outre-Atlantique en reconnaissant que le droit américain offrait les mêmes garanties que le droit européen – a rendu le choix de Microsoft contestable, d'après plusieurs associations et collectifs.

Concilier souveraineté et efficacité

Mais la migration vers un nouvel hébergeur est loin d'être facile, raconte la directrice auprès du média. Le dilemme : trouver une solution souveraine qui est capable de répondre aux besoins d'une gigantesque base de données. En effet, explique-t-elle, "le benchmark est en cours de finalisation mais j'ai déjà les résultats et le constat est toujours le même : il y a encore un écart très important concernant les fonctionnalités, notamment de sécurité (tout ce qui est gestion des logs, gestion des clés de chiffrement…)". Par conséquent, "la migration ne semble pas envisageable avant 2025". 

Mais tout n'est pas perdu. "Nous voyons pas mal de nouvelles offres de cloud émerger depuis quelques mois, avec différentes méthodes d'hybridation, et même s'il n'y a pas forcément d'offre qui réponde parfaitement à nos besoins, cette évolution du marché est intéressante", ajoute-t-elle. A ce titre, elle salue la joint-venture entre Thales et Google "S3NS" dont l'offre devrait être opérationnelle dès le deuxième semestre 2024. "Comme elle s'appuie sur des solutions américaines, le niveau de service est optimisé", juge-t-elle.

Des délais qui s'allongent

La nouvelle échéance est bien plus éloignée que celle promise par le précédent gouvernement. En novembre 2020, le ministre de la santé Olivier Véran expliquait dans une lettre vouloir trouver "une nouvelle solution technique" dans "un délai qui soit autant que possible compris entre 12 et 18 mois". Pourtant, Stéphanie Combes assure que ce délai supplémentaire n'a pas suscité de "réactions négatives ou même de surprise". "Je pense qu'aujourd'hui, par rapport à il y a quelques années, les gens ont bien plus conscience de la difficulté et cela ne les scandalise plus", conclut-elle.

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