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Microsoft veut protéger son réseau de l'espionnage du gouvernement américain

Le géant informatique américain Microsoft a décidé de crypter le trafic sur son réseau informatique à cause "d'inquiétudes sérieuses" concernant la surveillance du gouvernement américain.
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Microsoft veut protéger son réseau de l'espionnage du gouvernement américain
Microsoft veut protéger son réseau de l'espionnage du gouvernement américain © Wlodi - Flickr - C.C.

Le géant américain Microsoft prend des mesures pour se protéger de l'espionnage, après les révélations sur le programme Prism notamment.

"Nous sommes particulièrement alarmés par les récentes accusations publiées dans la presse sur un effort large et concerté de certains gouvernements de circonvenir aux mesures de sécurités sur internet - et selon nous, aux processus et protections légales des contenus internet - pour collecter subrepticement les données privées des clients", a commenté le directeur juridique Brad Smith dans un message de blog posté mercredi 4 décembre.

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"S'ils sont avérés, ces efforts menacent de miner sérieusement la confiance dans la sécurité et la confidentialité des communications par internet", a-t-il ajouté. Il a qualifié l'espionnage du gouvernement de "menace persistante et grave aux côtés du piratage et des attaques informatiques malveillantes".

Le directeur juridique a ajouté que Microsoft avait décidé de prendre "des mesures immédiates et de coordonner son action" pour étendre le cryptage des données dans l'ensemble de ses services. Microsoft veut aussi renforcer ses dispositifs de protection légale des données de ses clients et "accroît la transparence sur le code de ses logiciels pour rassurer les clients sur le fait que nos produits ne comportent pas de failles".

"Depuis des années nous avons utilisé le cryptage des données dans nos produits pour protéger nos clients de pirates informatiques", a souligné Brad Smith. "Même si nous n'avons aucune indication que des données de nos clients aient été obtenues lors d'infiltrations non autorisées de gouvernements, nous ne voulons pas prendre de risques", a-t-il ajouté.

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