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Milipol 2015 : Thales dévoile le drone de reconnaissance Spy'Ranger

Thales présente un nouveau drone de reconnaissance, le Spy'Ranger, au salon Milipol 2015. Il s'appuie sur le savoir-faire et les technologies existantes du groupe français pour offrir une performance digne de la défense aux forces de sécurité, qu'il s'agisse de surveiller le territoire ou de protéger des infrastructures critiques.
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Milipol 2015 : Thales dévoile le drone de reconnaissance Spy'Ranger
Milipol 2015 : Thales dévoile le drone de reconnaissance Spy'Ranger © Gilles Cohen

Le groupe Thales a dévoilé le 18 novembre un nouveau drone de reconnaissance, baptisé Spy'Ranger, au salon Milipol 2015. Le drone a été conçu en partenariat avec la PME essonnienne Aviation Design, spécialiste des composites. Si le Spy'ranger peut être utilisé dans le domaine de la défense, il a été pensé en premier lieu pour les enjeux de sécurité : surveillance du territoire, protection des infrastructures critiques, soutien d'unités au sol lors de missions.

 

Maximiser la réutilisation de technologies

Thales s'est concentré pour cela sur la réutilisation de technologies existantes, qui garantissent la fiabilité du système et diminuent son coût d'entretien. "La conception s'est faite de manière à éviter au maximum que les parties nobles soient exposées," explique Pascal Secretin, responsable ligne produits surveillance mini/micro drones chez Thales. L'œil de l'appareil notamment, qui est la charge utile à haute valeur ajoutée de Thales, est rétractable automatiquement lors des atterrissages pour éviter d'être endommagé. Il est directement dérivé des pods situés sous le Rafale et dispose des mêmes cartes et des mêmes algorithmes. Il permet un traitement d'image haute définition, dans le spectre visuel et infrarouge.

 

Il en va de même pour les profils aérodynamiques de l'appareil, qui ont aussi été en grande partie réutilisés. De manière générale, Thales s'est appuyé sur ses retours d'expérience en matière de drones (par exemple avec le Watchkeeper) pour concevoir le Spy'Ranger.

 

Mobile, modulaire et simple d'utilisation

Le Spy'Ranger possède 3 heures d'autonomie en vol et dispose d'un rayon d'action de 30 km. Son altitude de vol opérationnelle se situe entre 150 et 400 m. Sa structure est complètement modulaire, ce qui lui permet d'être démonté et rangé dans un gros sac à dos.

 

Le drone est connecté à une station au sol mobile baptisée Spy'C. Celle-ci est également une technologie mature, déjà utilisée notamment par les forces armées françaises. Elle permet une communication haut débit et un lancement rapide du système sur seulement 3 mètres de terrain grâce à une rampe en carbone. Son atterrissage est également très court. La station présente aussi l'intérêt d'une connectivité avec les technologies optroniques modernes. "Si une cible est repérée par des jumelles au sol, elle peut être télémétrée directement pour que le drone parte en repérage dessus," commente Pascal Secretin.

 

Le Spy'Ranger a été conçu pour que son opérateur n'ait pas besoin de qualification particulière. Il fonctionne par un système de points relais à définir depuis la station au sol (il s'occupe de gérer le relief du terrain en temps réel), et le lancement et l'atterrissage ne nécessitent pas de compétence spécifique. En cas de perte de communication avec la station, le drone retourne immédiatement à sa base. Le Spy'Ranger est actuellement au cœur d'un appel d'offre auquel répond Thales.

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