"Mon espace santé" lance son catalogue de services certifiés

La plateforme numérique du ministère de la Santé et de l’Assurance maladie propose désormais un catalogue de services pour aider les Français à s’y retrouver parmi les sites ou les applications qui permettent, par exemple, la prise de rendez-vous médical en ligne ou la livraison de médicaments.

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“Mon espace santé”, le carnet de santé numérique lancé au début de l’année, se dote d’un catalogue de services numériques certifiés. Au total, ce sont 12 sites et applications qui sont désormais proposés aux 65,4 millions d’usagers qui ont activé leur espace en ligne — du moins qui ne s’y sont pas opposés.

On y retrouve, par exemple, le Compte Ameli et l’annuaire Santé.fr, mais aussi le site libheros qui facilite la prise de rendez-vous en ligne pour des soins à domicile ou encore la plateforme Mes médicaments chez moi qui permet d’organiser la livraison de médicaments à domicile.

Pour apparaître sur le portail, ces services doivent respecter plus de 150 exigences d’interopérabilité, de sécurité et d’éthique, conformément au cadre défini par l’Agence du numérique en santé (ANS), et plus d’être en conformité avec le RGPD. Ils doivent notamment avoir obtenu la certification Hébergeur de données de santé (HDS), dont une révision se prépare actuellement.

C’est aussi un outil de régulation pour faire en sorte que l’ensemble des acteurs converge vers les mêmes règles pour garantir la transparence de l’information qui est donnée aux utilisateurs et la maîtrise de leurs données”, a expliqué Hela Ghariani, déléguée ministérielle du numérique en santé, à l’Usine Digitale.

Pas de Google Analytics

Google Analytics, par exemple, a été jugé non compatible avec le référencement au catalogue après que la Cnil a estimé, en février dernier, que faute de garanties suffisantes et de décision d’adéquation avec les États-Unis, l’utilisation de cet outil n’était pas conforme au cadre européen de protection des données. “Il y a un certain nombre d’acteurs qui, dans la perspective de ce référencement, ont changé d’approche et sont allés vers d’autres outils plus protecteurs des données personnelles”, a souligné Raphaël Beaufret, co-responsable de la plateforme.

Une fois le dossier de référencement déposé, il est analysé par une commission composée de représentants d’usagers et d’experts en e-santé. “Ne pas être présent ne veut pas dire ne pas être conforme”, a ajouté Mme Ghariani, alors que certains services plus connus du grand public, comme Doctolib, ne figurent pas encore sur “Mon espace santé”. “On est en discussion avec eux, ils sont en train de finaliser leur dossier et on espère leur faire entrer au catalogue d’ici à la fin de l’année”, a-t-elle précisé.

Un grand travail de communication à faire

Si la délégation ministérielle du numérique (DNS) en santé peut se targuer que moins de 2 % des Français se sont opposés à l’activation automatique de leur espace santé, tout l’enjeu reste de faire connaître la plateforme, avec ou sans ce nouveau catalogue de services certifiés. “Maximiser le nombre de personnes qui vont se connecter au moins une fois à leur espace santé, c’est notre obsession de tous les jours”, a reconnu Hela Ghariani.

Pour favoriser l’appropriation de ce service par le plus grand nombre, la DNS mise sur la communication et les partenariats avec les professionnels de santé au travers de cs d’usages concrets. “Cela passe notamment par la sensibilisation des personnes au moment où ça fait le plus de sens pour elles, avant une hospitalisation, avant un rendez-vous médical, au moment de recevoir les résultats d’un examen”, a-t-elle ajouté.

Place aux objets connectés

Début 2023, le service devrait continuer de s’ouvrir aux données de santé et permettre aux usagers de stocker les informations et données provenant des dispositifs médicaux ou d’objets connectés. À titre d’exemple, une personne diabétique pourra copier les données collectées par son lecteur de glycémie pour enrichir son profil de patient et le partager avec des professionnels de santé plus facilement.

Si on ne fait pas ça dans le cadre d’un service public, ce sont des acteurs privés, voire étrangers, qui vont mettre la main sur le sujet et qui vont du coup pouvoir définir les règles de gestion des données de santé des Français”, a souligné Mme Gharini. D’autres projets sont également sur la table pour l’année prochaine : le développement d’un carnet de santé numérique de l’enfant et des actions de prévention basées sur les informations collectées sur l’espace santé.

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