Mr Bricolage est touché par un ransomware

Mr Bricolage s'ajoute à la longue liste des entreprises victimes d'un ransomware. Depuis une semaine, le siège de la chaîne de grande distribution est paralysé par un malware. L'entreprise a déposé plainte et assure néanmoins qu'aucune donnée n'a été dérobée.

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Mr Bricolage est touché par un ransomware

La chaîne de grande distribution Mr Bricolage est victime d'une attaque par ransomware, rapporte L'Express. Ses 850 points de vente n'ont pas été touchés. C'est le siège du groupe situé à la Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret, qui est paralysé. Les lignes téléphoniques, le système de messagerie électronique et les logiciels de bureautiques ont tous été bloqués, empêchant le travail des salariés.

"Les réseaux internes hébergés au siège ont effectivement fait l'objet d'une cyberattaque la semaine dernière", a confirmé un porte-parole de l'entreprise française au média. "Les équipes sont mobilisés afin de rétablir la situation au plus vite et permettre à tous les collaborateurs d'accéder de nouveau au réseau sans difficulté", a promis le groupe composé de 439 collaborateurs. En outre, il affirme qu'aucune donnée n'a été dérobée par les cyberattaquants, qui réclament désormais le paiement d'une rançon dont le montant n'est pas précisé.

Une plainte déposée, la Cnil informée
Une plainte a été déposée pour identifier les auteurs de l'infraction. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a été informée de cet incident, comme la réglementation l'exige.

Aucune semaine ne se passe sans qu'une entreprise ou qu'un organisme public ne soit victime d'une cyberattaque. En quelques jours seulement, on peut citer l'horloger Swatch, le réseau hospitalier américaine UHS, le transporteur CMA-CGM, ou la ville de Besançon

L'Anssi tire la sonnette d'alarme
Début septembre, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) avait tiré la sonnette d'alarme sur la multiplication des ransomwares. Dans un souci de pédagogie, elle avait publié un guide d'une vingtaine de page à destination des dirigeants, des responsables informatiques des entreprises et des collectivités.

L'Agence rappelle notamment que les victimes ne doivent jamais payer la rançon exigée par les criminels. En effet, "son paiement ne garantit pas l’obtention d’un moyen de déchiffrement, incite les cybercriminels à poursuivre leurs activités et entretient donc ce système frauduleux". Pire encore, le fait de payer la rançon multiplierait presque par deux le coût total du processus de restauration d'un système d'information, d'après une étude de l'entreprise spécialisée en cybersécurité Sophos.

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