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Myriota lève près de 16 millions d'euros pour étendre sa constellation de nanosatellites dédiée à l'IoT

Levée de fonds La jeune pousse australienne Myriota a levé 28 millions de dollars australiens, soit près de 16 millions d'euros, pour étendre sa constellation de nanosatellites dédiés à la connectivité des objets connectés. Un secteur en ébullition, qui suscite l’intérêt aussi bien des start-up que des géants technologiques.
mis à jour le 07 avril 2020 à 13H50
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Myriota lève près de 16 millions d'euros pour étendre sa constellation de nanosatellites dédiée à l'IoT
Myriota lève près de 16 millions d'euros pour étendre sa constellation de nanosatellites dédiée à l'IoT © Myriota

La start-up Myriota, spécialisée dans la connectivité de l'IoT par satellite, a annoncé lundi 6 avril 2020 avoir levé 28 millions de dollars australiens (soit près de 16 millions d'euros). Les fonds Hostplus et Main Sequence Ventures ont mené ce second tour de table. Boeing, via son fonds HorizonX, l’ancien Premier ministre australien Malcolm Turnbull, ainsi que les fonds Singtel Innov8, Right Click Capital, In-Q-Tel et South Australian Venture Capital complètent la liste des principaux investisseurs. Tous les acteurs qui avaient participé au premier tour de table investissent à nouveau. Le montant total des investissements est désormais de 28 millions d'euros depuis la création de Myriota en 2015.

Avec ces nouveaux financements, cette start-up basée à Adélaïde, en Australie, dit vouloir faire passer sa constellation de nanosatellites à destination "de quatre unités actuellement à 25 d’ici à 2022". A terme, elle compte en construire 50 au total. Son ambition est de pouvoir "connecter ces prochaines années des milliards d’objets connectés avec une technologie énergétiquement efficace".

FAIRE BAISSER LA FACTURE

La solution de Myriota s'appuie sur des modules au sol qui permettent aux objets connectés d'envoyer des messages directement vers la flotte de nanosatellites. Ceux-ci transmettent alors les messages vers des stations au sol, qui les relaient dans un cloud. D'après la start-up, sa solution est adaptée aux applications industrielles – comme la gestion des équipements ou les mesures environnementales – dans les secteurs de l'agriculture, la défense, le transport et la logistique. Elle estime que ce système facilite un déploiement rapide à très grande échelle.

"Les temps sont critiques pour l’IoT. A cette heure, 90% de la surface de la Terre manque toujours de connectivité. Nous nous concentrons sur la réduction de cette fracture numérique en levant les contraintes qu’impliquent les infrastructures actuelles", a expliqué par voie de communiqué Alex Grant, fondateur et directeur général de la jeune pousse. L'idée est de réduire à la fois les coûts liés à l'exploitation de ces données et la latence avec des sites distants.

MYRIOTA VEUT augmenter ses effectifs de 50%

Myriota indique avoir plus que tripler son nombre de brevets au cours de ces deux dernières années pour en compter désormais 60. Ces prochains mois, elle va lancer son réseau "à l’international sur un certain nombre de marchés clé", explique-elle sans préciser lesquels. Pour accélérer, la société a notamment acquis le spécialiste des communications satellite exactEarth et gagné six infrastructures au sol ainsi qu'une poignée d’employés. Une masse salariale qu’elle veut encore augmenter de 50% d’ici à deux ans.

De nombreux acteurs se positionnent sur la connectivité des objets connectés par nanosatellites. Si d’autres start-up sont dans la course, comme la pépite toulousaine Kinéis, des géants investissent également le secteur – tels que l’Américain SpaceX et le Français Eutelsat. Apple plancherait aussi sur un projet de réseau satellite.

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