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N2C connecte ses machines-outils rétrofitées pour en exploiter les données

A Sens-de-Bretagne, près de Rennes, N2C est l’une des sociétés pionnières dans le rétrofit de machines outils, auxquelles elle ajoute aujourd’hui des fonctions connectées.
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N2C connecte ses machines-outils rétrofitées pour en exploiter les données
N2C remet à neuf des machines-outils et y ajoute une brique IoT. © N2C

Depuis 2004, N2C se déploie sur un marché de niche à fort potentiel en vue du contexte aussi bien économique qu’environnemental : la reconstruction à neuf de machines-outils comme des presses plieuses, des centres d’usinage ou encore des machines à découpe laser. Concrètement, la PME rachète ce type de machines aux équipementiers qui les récupèrent dans le cadre de reprises. Elle les désosse pour n’en conserver que le bâti, c’est-à-dire la partie dont la fabrication a le plus d'impact sur l’environnement.

"Les composants électroniques, mécaniques et électriques sont vérifiés et réparés ou changés si besoin par des pièces moins énergivores. On arrive aujourd’hui à réduire entre 60 et 70 % la consommation d’énergie des machines-outils, notamment avec une armoire électrique plus moderne", explique Cosette Jarnouen, à la tête de N2C (16 salariés – 3 millions d'euros de chiffre d'affaires) avec son frère Chadi Badra. En France et à l’international, la PME compte en portefeuille des clients comme STX, GE, Arcelor, Schneider Electric ou encore Airbus.

Augmenter la durée de vie
Depuis 2016, la N2C s’est engagé, avec le soutien de l’Ademe, dans plusieurs programmes de R&D qui vont se concrétiser début 2022. Objectifs ? Aller plus loin dans le rétrofit écologique de ces machines remises à neuf en simplifiant une partie du process avec un kit standardisé, mais aussi leur apporter une brique de connectivité. Et ainsi faire entrer ces équipements dans le monde de l'Internet des Objets (IoT). N2C finalise l’industrialisation de cette brique, et notamment la partie liée à la remontée des données sur une plateforme ad-hoc.

"Cela nous permettra de mettre en place un process de maintenance préventive et prédictive pour limiter les arrêts de production. Grâce aux données collectées l’industriel pourra aussi analyser l’utilisation de son équipement. En la rationalisant, on augmente, in fine sa durée de vie", explicite la dirigeante. Cette brique technologique doit aussi permettre, à terme, à la PME de s’ouvrir à un autre modèle économique : une facturation à l’usage dans une logique d’économie de fonctionnalité.

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