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Naïo Technologies lève 2,5 millions d’euros, avant un nouveau tour de table de 10 millions d'euros

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La start-up toulousaine Naïo Technologies, spécialisée dans la robotique agricole, vient de lever 2,5 millions d'euros pour accompagner le déploiement commercial de ses premiers produits et financer maintenir ses efforts de R&D. Une première étape avant une nouvelle levée de 10 millions d'euros annoncée pour 2019.

Naïo Technologies lève 2,5 millions d’euros, avant un nouveau tour de table de 10 millions d'euros
Ted, le dernier-né des robots de la start-up toulousaine Naïo Technologies, est spécialisé dans le désherbage de la vigne. © Naïo Technologies/Capture YouTube

Naïo Technologies, le spécialiste toulousain de la robotique agricole, vient de boucler une nouvelle levée de fonds de 2,5 millions d'euros, auprès de ses deux actionnaires historiques (Demeter et Cap Agro). Depuis leur entrée au capital de la start-up, c'est la troisième fois que les deux fonds sont amenés à remettre au pot, après deux premières opérations bouclées l'une en 2015 pour 3 millions d'euros et la seconde en 2017 pour 2 millions d'euros.


Cette nouvelle levée de fonds se veut une opération préliminaire en attendant le bouclage d'une levée de fonds de beaucoup importante, programmée pour le premier semestre 2019, pour au moins 10 millions d'euros supplémentaires, avec l'entrée de nouveaux partenaires. Pour Aymeric Barthes, co-fondateur et président de la start-up, l'objectif reste le même : "Nous devons accélérer le financement de nos programmes de R&D pour maintenir notre avance sur le marché et accompagner le déploiement commercial à l'international de nos premiers produits."



Déjà 120 robots commercialisés à son actif et 80 supplémentaires prévus pour 2019

Créée en 2011, Naïo Technologies totalise à ce jour près de 120 robots commercialisés, dont 40 en 2018. Une famille de 3 premiers produits, tous dédiés au désherbage, a été mise au point. Oz, le premier né de la gamme, commercialisé depuis 2014, est adapté aux petites productions maraîchères. Dino, une version plus imposante, a été conçue pour le binage de productions légumières de plein champ (pour des surfaces de plus de 10 hectares) et Ted, plus spécifiquement pour le désherbage de la vigne. Pour 2019, la société prévoit de commercialiser au moins 80 robots supplémentaires : 40 Oz, 15 Dino et 15 Ted.


Cap à l'international

Actuellement, 80% de ces robots sont commercialisés en France et 20% à l'international, essentiellement en Europe, principalement en Suisse, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique, en Grande Bretagne et au Danemark. La société veut accélérer son déploiement commercial, à la fois sur ces premiers pays où elle a déjà mis en place un réseau de distribution, mais aussi en direction de nouveaux marchés. Parmi les cibles identifiées pour les deux prochaines années : l'Autriche, la Hongrie, l'Espagne, l'Italie et les Etats-Unis.


Développement d'une V2 plus "mature"

En parallèle, Naïo Technologies poursuit ses programmes de R&D en vue de la sortie d'une nouvelle version, une V2, pour chacun de ses trois produits phares. "Nous avons une réelle avance sur le marché. Chez nos concurrents, beaucoup de produits sont encore en phases de R&D ou de tests, alors que nos robots sont déjà opérationnels chez nos premiers clients, insiste Aymeric Barthes. Nous devons maintenant capitaliser sur les retours d'expérience pour faire monter en maturité technologique et industrielle nos produits. Dimension des châssis, système de navigation, sureté et sécurité de fonctionnement, tout va encore être amélioré en vue du développement d'une V2 plus industrialisable."


Basée à Escalquens, dans le Sud-Est de l'agglomération toulousaine, Naïo Technologies annonce un chiffre d'affaires de 2,5 millions d'euros pour 2018 (contre 1,5 million réalisé en 2017), avec l'ambition de passer le cap des 7 millions d'euros de chiffre d'affaires d'ici 2 ans. La société, qui emploie actuellement 35 salariés, prévoit de créer 25 emplois supplémentaires en 2019 et une trentaine de plus en 2020.

 

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