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Naissance d'un fonds d'investissement européen pour le jeu vidéo

Inviga, lancé fin janvier, est un fonds qui investira en France et en Belgique dans des studios de développement et des sociétés en lien avec le jeu vidéo, pour des tickets jusqu'à 5 millions d'euros.
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Naissance d'un fonds d'investissement européen pour le jeu vidéo
Naissance d'un fonds d'investissement européen pour le jeu vidéo

Premier fonds privé entièrement dédié au secteur du jeu vidéo en Europe, Inviga a été fondé fin janvier par le Français Edouard Miffre et le belge Patrick Gigase, qui passé 25 ans dans l'industrie du jeu vidéo et du jouet. Il a pour objectif d’atteindre 80 millions d'euros d’actifs sous gestion en 2023, et devrait annoncer prochainement cinq prises de participation pour 10 millions d'euros en France et en Belgique.

Inviga prendra des participations minoritaires au capital d’entreprises exclusivement européennes, dans le développement toute plateforme (mobile, console, PC, réalité virtuelle), les services, les technologies, et l'e-sport. Et les NFT ? "Je ne suis pas convaincu que les possibilités pour le jeu vidéo dans ce domaine soient énormes, cependant nous regardons tous les dossiers, sauf ceux qui impliquent des cryptomonnaies", nous indique Patrick Gigase. Parmi les technologies émergentes, il croit beaucoup plus à la VR, qui pourrait d'ailleurs faire partie des premières opérations qui seront annoncées au mois d'avril.

L'Europe est riche en licences
Inviga sera susceptible d'intervenir en amorçage, en série A ou en série B, pour des tickets de 100 000 euros à 5 millions d'euros. Les fonds proviennent d'investisseurs privés, notamment de family offices, qui investissent au moins 120 000 euros.

Si le nouveau fonds, dont le siège est à Anvers, vise surtout les territoires français et belge, (ainsi que les Pays-Bas et l’Allemagne), c'est un peu grâce à…la BD. "En Europe, nous avons de la créativité, et beaucoup de licences, issues notamment de la BD. Les petits studios européens font moins peur aux détenteurs de ces licences que les grandes sociétés qui alimentent actuellement les fusions-acquisitions du secteur, en tuant la créativité des studios qu'elles rachètent", explique le cofondateur. En outre, il souligne que la France et la Belgique comptent de très bonnes écoles dans le domaine du jeu vidéo, et que l'un des enjeux pour le Continent est de les garder dans la région.

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