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NEC tente de relancer les supercalculateurs vectoriels

Avec son supercalculateur vectoriel SX-ACE, le constructeur japonais veut relancer le calcul vectoriel supplanté aujourd’hui par le calcul scalaire. Par rapport à la génération précédente SX-9, cette machine multiplie par 10 fois la puissance de calcul et l’efficacité énergétique tout en divisant par 5 la surface au sol.
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NEC tente de relancer les supercalculateurs vectoriels
NEC tente de relancer les supercalculateurs vectoriels © Nec

On croyait les supercalculateurs vectoriels définitivement morts. NEC, qui en est aujourd’hui l’un des tout derniers constructeurs au monde, tente désespérément de les relancer. Le groupe japonais a profité de la conférence Supercomputing 2013, qui se déroule à Denver, au Colorado, du 17 au 22 novembre, pour vanter les mérites de cette technologie en y présentant son nouveau joyau : le SX-ACE. Cette machine affiche une puissance de calcul par rack de 16 téraflops (1 téraflops vaut 1000 milliards d’opérations en virgule flottante par seconde), dix fois celle de la génération précédente SX-9 lancée en 2008. Elle présente également une efficacité énergétique dix fois meilleure et une surface au sol cinq fois plus petite.

l'ère des supercalculateurs scalaires

Le calcul vectoriel utilise un seul processeur pour réaliser la même opération sur une multitude de données parallèles. Jusqu’au milieu des années 2000, il constituait la voie obligée dans des applications à traitement rapide de gros volumes de données comme les prévisions météo, les simulations climatiques, l’analyse des écoulements de fluides ou encore le développement de nouveaux matériaux. Mais aujourd’hui, il est supplanté par le calcul scalaire qui répartit le traitement sur un grand nombre de processeurs au même temps (plus de 3 millions de cœurs pour le supercalculateur le plus puissant actuellement), avec un gros avantage : la réduction des coûts. Cette évolution est rendue possible grâce à la parallélisation des logiciels de calcul et de simulation. C’est ainsi que Météo France, qui utilise aujourd’hui un supercalculateur vectoriel de NEC pour les prévisions météo et études climatiques, va passer à un supercalculateur scalaire de Bull au début de 2014.

nec à contre-courant

Mais NEC continue à croire dans le calcul vectoriel qu’il présente comme la technologie de calcul la plus performante et la plus efficace dans un grand nombre d’applications. Pas sûr que le marché le suive.

En tout cas, avec le SX-ACE, le constructeur japonais fait la démonstration d’un gros effort d’intégration électronique. Dans la même puce, il a réuni quatre cœurs de calcul propriétaires, les contrôleurs de mémoire, les contrôleurs de réseau et les interfaces d’entrées-sorties. La puce tient sur une surface de 11 x 37 cm. Chaque cœur offre une puissance de calcul record de 64 gigaflops (1 gigaflops vaut 1 milliard d’opérations en virgule flottante par seconde).

Selon IDC, NEC, naguère l’un des grands challengers des américains IBM, HP, Cray ou SGI, est tombé en 2012 à la septième place avec seulement 0,6% du marché mondial des supercalculateurs, juste devant le français Bull (0,5%).

Ridha Loukil

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