Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Nespresso dévoile Momento, sa machine à café connectée… et se positionne pour devenir le leader du secteur sur le B2B

La branche professionnelle de Nespresso a présenté jeudi 6 juin 2019 sa nouvelle machine connectée, baptisée Momento. Capable de formuler des recommandations et de suivre la consommation en temps réel, celle-ci doit aider le torréfacteur suisse à accélérer sur le B2B.

Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Nespresso dévoile Momento, sa machine à café connectée… et se positionne pour devenir le leader du secteur sur le B2B
Nespresso dévoile Momento, sa machine à café connectée… et se positionne pour devenir le leader du secteur sur le B2B © Nespresso Professionnel

Au bureau, les Français boiraient sept milliards de tasses de café chaque année. C’est pour se positionner sur ce marché porteur que Nespresso Professionnel, la branche B2B du célèbre torréfacteur, a annoncé jeudi 6 juin 2019 le lancement d’une nouvelle gamme de machines connectées. Momento, c'est son nom, est disponible en deux versions, simple ou double tête, et offre davantage de services aux clients. Sont également visés par cette nouveauté les cafés, hôtels et restaurants (CHR), qui vendent eux quelque trois milliards de café à l’année.

 

MIEUX GéRER SON PARC DE MACHINES à café

Selon le torréfacteur suisse, sa nouvelle machine a nécessité trois ans de recherche et développement. "L’année 2019 a une saveur toute particulière. Nous ne connaissons pas de tels élans dans l’innovation tous les ans dans le secteur", se réjouit Sébastien Gil, directeur de Nespresso Professionnel. A première vue, Momento ressemble à un appareil classique. Mais un écran tactile permet à l’utilisateur d’affiner ses choix, en affichant des informations sur l’origine ou le type de café. "La machine formule des conseils sur la façon de le consommer. Ce n’est par exemple pas évident de se souvenir à coup sûr de la longueur de la tasse recommandée selon les capsules", indique Sébastien Gil. Le dispositif se base sur un système de reconnaissance colorimétrique, pour identifier les différentes capsules de la marque.

 

Sa connectivité lui permet d’aller bien au-delà d’une simple mission de conseil. Le principal avantage de cette technologie, développée avec l’éditeur américain de logiciels Salesforce : "Faciliter le quotidien des professionnels." Et ce, au travers d’une meilleure gestion des stocks, grâce au suivi en temps réel de la consommation de capsules, mais aussi d’une maintenance prédictive, qui permet une plus grande réactivité du service après-vente Nespresso. Grâce à cette connectivité nouvelle, l’entreprise espère faire tourner ses machines à plein régime, de manière discontinue. De quoi "poursuivre sa conquête" du monde du B2B, qui représenterait aujourd’hui 30 % des activités de la maison-mère.

 

DE GRANDES AMBITIONS SUR LE B2B

Quelque 3 000 machines connectées devraient être déployées en France en 2019. Une goutte d’eau, sur les 100 000 que gère le torréfacteur au total pour le BBB. "Momento n’est pas destinée à renouveler complètement le parc actuel, explique Sébastien Gil. Elle vient compléter notre gamme de machines professionnelles, déjà composée de Zenius ou d’Aguila notamment. Ces dernières pourraient d’ailleurs à terme être mises à niveau pour profiter de la connectivité à leur tour."

 

Dans l’optique de "devenir le leader du marché d’ici à cinq ans", la firme améliorera encore ses offres. Un module dédié aux boissons lactées sera proposé en option pour compléter Momento dans le courant du second semestre 2019. Un distributeur de capsules, doté d’un écran, verra également le jour. "Le tout à des tarifs compétitifs, entre 990 et 1950 euros hors taxes selon le format simple ou double tête", précise le directeur de Nespresso Professionnel. Capables de servir quatre cafés à la minute, ces machines connectées pourraient inciter le torréfacteur à développer un système d’abonnement pour capsules en B2B… à la manière de ce qu’il propose déjà aux particuliers. "Les usages changent, rappelle Sébastien Gil. Qui sait, peut-être aurons-nous même recours au pay-per-use à l’avenir."

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale