Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

New York gèle les nouvelles licences de VTC et impose un salaire minimum pour les chauffeurs

Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

Vu ailleurs Face à la grogne des taxis traditionnels et à la congestion du trafic, la ville de New York a pris des mesures inédites qui pourraient mettre à mal les sociétés de véhicules avec chauffeurs (VTC).

New York gèle les nouvelles licences de VTC et impose un salaire minimum pour les chauffeurs
Les mesures annoncées par la ville de New York pourrait mettre un frein aux activités d'Uber et de Lyft. © Flickr - Mark Warner https://www.flickr.com/photos/senatormarkwarner/

La ville de New-york a annoncé le 8 août qu'elle va geler pour un an toute nouvelle licence de voiture avec chauffeur (VTC) et imposer un salaire minimum pour les conducteurs, rapporte le New York Times. Des mesures inédites qui, si elles inspiraient d’autres municipalités, pourraient considérablement perturber le commerce juteux des sociétés de VTC.

 

La suspension des nouveaux permis doit laisser le temps à l’autorité new-yorkaise de supervision des véhicules avec chauffeurs (TLC), de mener une étude d’impact. "En stoppant l’afflux de véhicules, cette décision contribuera (aussi) à décongestionner la ville", a annoncé le maire, Bill de Blasio, cité par le NYT. Seuls les nouveaux véhicules aménagés pour les personnes handicapées - en nombre restreint aujourd’hui - seront épargnés par la nouvelle mesure. L’autorité new-yorkaise pourrait aussi accorder des licences pour les VTC circulant dans les endroits peu desservis par les taxis, précise le site The Verge.

 

Un salaire horaire à 17 dollars 

La mise en place d’un salaire horaire minimum devrait, de son côté, permettre d’assurer aux chauffeurs de VTC un salaire décent et d'apaiser la colère des taxis traditionnels, inquiets de cette concurrence à bas coût. Le montant n’a pas encore été fixé, mais il pourrait s’établir autour de 17 dollars l’heure, indique le journal Le Monde. Ce serait deux dollars de plus que le salaire minimum en vigueur dans l’Etat de New York depuis 2018. Ce surplus doit permettre de dédommager les chauffeurs pour leurs frais.

 

Uber visé, mais pas seulement

Si ces mesures sont amenées à frapper de plein fouet Uber, pour qui la "grosse pomme" représente l’un des plus importants marchés aux Etats-Unis, elles pourraient également mettre un frein aux activités d’autres sociétés de VTC telles Lyft, Juno et Via. "Ces restrictions vont ramener les New-Yorkais à une époque où ils luttaient pour pouvoir prendre un taxi", s'est plaint l'un des responsables de Lyft, cité par CNBC.

 

La société, tout comme Uber, a fait valoir que le gel des nouveaux permis entraînera des temps d’attente plus long et un service moins fiable dans la ville, notamment en périphérie. Mais cela ne devrait pas perturber le trajet quotidien des habitants. The Verge rapporte qu'il faudrait compter entre 12 et 15 secondes supplémentaires seulement pour commander un taxi selon un rapport commandé par l’autorité new-yorkaise des transports. L'instauration d'un salaire horaire minimum devrait, de son côté, augmenter le prix de la course d'environ 3 à 5% pour les usagers, selon ce même rapport.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies.OK

En savoir plus
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale