Not So Dark lève 80 millions d'euros pour son concept de marques virtuelles de restaurants

Not So Dark lève 80 millions d'euros autour d'un nouveau business de marques de restaurants virtuelles. La start-up, qui prévoyait initialement de déployer un réseau de cuisines fantômes, ou dark kitchen, a pivoté et propose désormais aux restaurants de réaliser les recettes des marques qu'elle a créées dans leurs propres cuisines.

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Not So Dark lève 80 millions d'euros pour son concept de marques virtuelles de restaurants

Not So Dark lève 80 millions d'euros pour son projet de marque virtuelle de repas à livrer. La start-up de la French Tech a annoncé cette levée le lundi 26 septembre 2022. Ce tour de table a été mené par Kharis Capital et Verlinvest avec la participation de Conviviality Ventures. La start-up, qui a su séduire ses investisseurs historiques et de nouveaux investisseurs, a levé un total de 105 millions d'euros depuis sa création, avec sa dernière levée remontant à février 2021.

L'abandon des dark kitchens

Une levée de fonds réalisée pour l'aider à changer son modèle économique. La start-up a été fondée en 2020 par Clément Benoit, cofondateur du Stuart, et Alexandre Haggai, passé également par la start-up spécialiste de la livraison. A l'origine elle voulait déployer un concept de marques virtuelles consistant à rassembler au sein d'une même cuisine fantôme, ou "dark kitchen", plusieurs marques alimentaires que les grandes plateformes de livraison de repas peuvent ensuite proposer sur leurs applications.

La start-up évoque la complexité opérationnels du marché des dark kitchens et les critiques, notamment de concurrence déloyale, provenant de la restauration traditionnelle. Très rapidement, les fondateurs décident de se détourner de ce business model malgré les 15 millions d'euros investis dans la construction de leur réseau de cuisines.

Des marques de restaurant virtuelles

Désormais, elle propose aux restaurants existants de réaliser les recettes des marques qu'elle a créées directement dans leurs cuisines. Elle explique "créer des marques faciles à opérer et pensées pour la livraison" que ce soit au niveau de l'identité, du sourcing des produits, des recettes et de la stratégie marketing. Pour se lancer, elle s'est appuyée sur les marques virtuelles qu'elle avait déjà créées. Un total de neuf marques sont aujourd'hui proposées dont Como Kitchen, Coquillettes, Gaïa, Vegdal, JFK Burgers et Walida.

Not So Dark s'occupe de connecter ces marques aux plateformes de livraison. Elle a également mis au point un logiciel, qui peut se connecter aux outils utilisés par les restaurateurs pour gérer facilement cette activité annexe, ainsi qu'une plateforme d'analyse en temps-réel des modifications des prix sur les plateformes de livraison, de la demande consommateur et de la concurrence. Cela lui permet d'ajuster continuellement son offre.

Développement en Europe

Avec ce modèle de licence de marque virtuelle, l'objectif est de proposer aux cuisines une façon de maximiser l'utilisation de leur cuisine en générant des flux de revenus supplémentaire sans ajouter de frais généraux. Concrètement, les restaurants qui le souhaitent peuvent payer une licence auprès de Not So Dark pour produire les recettes de l'une de ses marques. Ces recettes sont pensées pour être facile à réaliser afin de ne pas interférer avec les autres plats proposés.

Clément Benoit évoque "un modèle à faibles coûts et à fort potentiel de croissance qui répond point par point aux challenges structurels du secteur de la livraison, dans une logique bénéfique à l’ensemble des parties - consommateurs, restauration traditionnelle et plateformes de livraison." Not So Dark revendique 300 restaurants partenaires qui proposent ses marques dans plus de 100 villes en France et en Belgique. Avec cet apport financier, elle souhaite déployer son concept de franchise à l'échelle européenne pour devenir le plus grand restaurant d'Europe sans posséder une seule cuisine.

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