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Notre vie citoyenne numérique reste à construire

Bruno Vanryb, président du Collège Editeurs du Syntec Numérique, revient sur les conclusions du dernier baromètre de l'innovation BVA réalisé en partenariat avec 20 Minutes, BFM Business, 01 Net et L’Usine Nouvelle/L'Usine Digitale.

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Notre vie citoyenne numérique reste à construire
Notre vie citoyenne numérique reste à construire © wikimedia commons

Comment la technologie peut-elle être mise au service de la vie citoyenne de chacun d’entre nous ? C’est la question à laquelle nous avons voulu répondre dans cette nouvelle édition du baromètre de l’innovation BVA-Syntec Numérique, en partenariat avec 20 Minutes, BFM Business, 01 Net et L’Usine Nouvelle. En effet, deux tiers des Français disent avoir déjà utilisé une application mobile dite citoyenne !

Concrètement, la moitié des personnes interrogées le fait pour entrer directement en contact avec son administration. C’est donc ce premier usage qui est jugé comme le plus utile pour les Français (52 %) avec le fait d’être informé de ses droits et devoirs de citoyen (élections, services publics, formalités administratives…) directement sur son smartphone (39 %). Aurions-nous imaginé, il y a quelques années, pouvoir avoir une réponse à ses questions administratives, en quelques clics, d’où que nous sommes ? C’est déjà une vraie révolution pour chacun d’entre nous en termes d’usages, mais aussi pour l’administration qui doit revoir l’ensemble de son fonctionnement et de sa relation avec le public, pour pouvoir s’adapter à ce changement.

Une première étape dans la numérisation de notre vie citoyenne

Pourtant, nous sommes encore loin d’exploiter toutes les potentialités du numérique dans ce domaine ! Pouvoir contacter son administration et avoir les réponses à ses questions n’est qu’une première étape vers la numérisation de notre vie citoyenne. Disposer d’applications qui favorisent le dépistage en matière de santé, l’accès à la culture ou son comportement en matière de développement durable n’est pas encore aujourd’hui jugé utile par une partie des Français. Les applications permettant de signaler des dégradations de services publics, afin d’améliorer son cadre de vie, ne sont utilisées que par moins de 10 % des personnes interrogées.

Comme pour toute innovation technologique, les Français ne perçoivent pas forcément ce qu’ils peuvent retirer en dehors d’un gain de temps ou d’une meilleure information. Pour le moment, ils considèrent, de loin, que seuls l’Etat et les collectivités locales sont les plus légitimes pour mettre en place ces applications citoyennes. Pourtant, le potentiel de ces outils est exceptionnel pour peu que toutes les parties prenantes jouent leur rôle : les associations, en contact avec le terrain, définiraient les besoins des citoyens ; les éditeurs d’applications, dont c’est le métier, développeraient ces outils de la manière la plus ergonomique et la plus efficace possible, laissant les pouvoirs publics mettre en place une plateforme rassemblant toutes les applications disponibles pour un meilleur accès des usagers. Cela leur permettra de se concentrer sur le changement des méthodes de travail et à la valorisation des agents pour une nouvelle ère numérique de la vie citoyenne ! La version 3.0 de l’administration ne peut être qu’interactive entre des utilisateurs force de propositions, et un Etat à l’écoute du citoyen.

Bruno Vanryb, président du Collège Editeurs du Syntec Numérique

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