"Nous réfléchissons à la façon d’introduire le numérique dans l’aide à la visite du musée", Jean-Marc Bouré, administrateur du Palais du Tau

Alors que commençait Museomix Est à Reims, Jean-Marc Bouré, administrateur du palais du Tau a répondu à nos questions. 

Pour le haut fonctionnaire, cet événement consacré aux nouvelles formes de médiation et au numérique, montre la vitalité des citoyens et est une bonne nouvelle pour les institutions. 

 

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Le Palais du Tau jouxte la cathédrale de Reims et aimerait bien attirer davantage de ses visiteurs.

Vous êtes l’administrateur du Palais du Tau à Reims. Qu’est-ce qui vous a motivé à accueillir Museomix ?

Jean-Marc Bouré : J’ai été nommé récemment et je dois reconnaître que le projet a été initié par la précédente équipe dirigeante. Toutefois, quand on m’en a parlé, j’ai tout de suite trouvé l’idée très intéressante et je l’ai soutenue. L’enjeu d’un événement est de créer un lien symbolique mais aussi réel entre l’ancien monde et le nouveau.

Ce qui se passe ici est très intéressant car cela bouleverse nos certitudes, nos façons de voir, nos modes de pensées. Le monde des monuments est un univers très hiérarchisé. Museomix, c’est une remise en question pour moi.

Quel a été votre rôle ?

Pour ce type d’opérations, il faut réussir à faire accepter l’opération par les agents. Pour eux, la participation à Museomix veut dire travailler un jour férié. Ici, à Reims, je dois dire que tout le monde a été très enthousiaste et que nous n’aurions pas pu faire cet événement sans toute cette mobilisation des agents que je remercie ici. Nous sommes dans un monument qui a l’habitude d’être loué à des tiers pour des manifestations extérieurs. Il y a une vraie tradition d’ouverture.

Comment avez-vous choisi les thèmes de travail ? En fonction de vos besoins ou de ce qui était faisable par les participants ?

Il y a eu quatre ou cinq réunions de préparation où nous avons réfléchi aux thèmes. Nous avons beaucoup travaillé pour cela. La situation du Palais du Tau est que nous avons 70 000 visiteurs quand la cathédrale en reçoit 800 000 chaque année. La visite de la cathédrale est gratuite, pas nous. Mais la déperdition s’est accentuée en 2015 avec le plan vigipirate, qui a conduit à fermer l’accès entre les deux bâtiments.

Qu’attendez-vous de cette opération ? Est-ce une opération de communication ou une source d'idées sur la manière de visiter le monument ?

Il faut reconnaître que la muséographie actuelle est datée. Elle a été faite lors de la réouverture au public du palais du Tau en 1972. C’est un projet du centre des monuments nationaux que de moderniser la muséographie. Nous voulons travailler sur la façon d’introduire le numérique dans l’aide à la visite. Nous allons donc regarder de très près ce qui va ressortir de ces trois jours. S’il y a des propositions novatrices et techniquement applicables, évidemment que nous allons les étudier de près. Peut-être aussi que nous ne retiendrons rien.

Toujours est-il que c’est une belle opération, qui me rend très optimiste sur la France d’aujourd’hui. Il y a une énergie, une envie de faire vraiment appréciable et remarquable. J’assistai hier à une rencontre avec Alexandre Jardin. C’est un peu le même thème : avec Muséomix nous faisons l’éloge des faiseux, nous prenons acte que les idées viennent aussi de la population.

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