Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

"Nous voulons appliquer une logique industrielle au reconditionnement de véhicules", explique le patron d'Aramisauto

Guillaume Paoli, fondateur et patron du site de ventes de voitures neuves et d'occasions Aramisauto, revient sur la décision d'ouvrir une usine de reconditionnement de véhicules à Donzère (Drôme). Opérationnel depuis le début de l'année, ce site pourrait, à terme, permettre la préparation de 10 000 unités par an. Une solution qui permet à Aramisauto de gagner en efficacité en appliquant une logique industrielle au reconditionnement de véhicules.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Nous voulons appliquer une logique industrielle au reconditionnement de véhicules, explique le patron d'Aramisauto
"Nous voulons appliquer une logique industrielle au reconditionnement de véhicules", explique le patron d'Aramisauto © Aramis Auto
Aramisauto, le choix d'une distribution multicanale
Créé en 2001 par Guillaume Paoli et Nicolas Chartier, le site Aramisauto.com propose des voitures neuves et d'occasions à prix réduits. Pour assurer la distribution des véhicules, le groupe compte également un réseau d'une vingtaine d'agences commerciales en France et de cinq points de vente en Allemagne. En 2013, Aramisauto employait 300 personnes et a réalisé un chiffre d'affaires de 330 millions d'euros.

L'Usine Nouvelle - Qu'est-ce qui a guidé votre choix d'ouvrir une usine de reconditionnement de véhicules d'occasion ?

Guillaume Paoli - Pour concilier prix bas et qualité supérieure à ce qui se fait sur le marché de l'occasion, on s'est rendu compte qu'il n'y avait qu'une solution qui s'imposait : industrialiser le reconditionnement des voitures. D'autres opérateurs comme des groupes de concession automobile ou des logisticiens ont des unités semi-industrielles de reconditionnement mais ce sont plutôt des gros ateliers.

Notre projet va plus loin et se caractérise justement par une véritable logique d'organisation industrielle, avec des chaînes, des flux, des cadences et une exigence d'efficacité. Cette volonté s'est concrétisée avec la reprise du site de Donzères dans la Drôme, une usine quasiment neuve appartenant à une entreprise de papeterie et d'emballages qui avait fermée en 2009.

Quelles sont les différentes étapes pour reconditionner un véhicule ?

Pour remettre en état un véhicule avant de le vendre à un particulier, il faut assurer un premier nettoyage rapide, effectuer des expertises mécaniques et aspect extérieur. Le véhicule doit ensuite passer à l'atelier mécanique, carrosserie et lustrage avant de passer une contre-expertise avec un essai dynamique. Enfin, il faut assurer le nettoyage de l'intérieur du véhicule puis prévoir un passage en studio photo pour pouvoir présenter la voiture sur notre site internet.

Cette série d'étapes présente un certain nombre de problématiques industrielles comme gérer les goulots d'étranglement et le besoin d'approvisionnement en pièces de tous types. Traditionnellement, en atelier, ces opérations peuvent prendre plusieurs jours. Dans notre usine, nous avons mis en place un flux où tout est normé, chronométré et où on peut travailler à plusieurs sur la voiture.

Combien de véhicules doit traiter le site de Donzère par an ?

Nous avons commencé avec une équipe de 25 personnes mais ce site comptera d'ici deux ans environ 80 ouvriers. Ces effectifs peuvent paraître faibles mais pour nous le terme "usine" reflète surtout la transformation d'un produit semi-fini - un véhicule d'occasion acheté à un particulier - en un produit fini - un véhicule reconditionné et commercialisable. Dans les conditions actuelles, 2 500 voitures peuvent être préparées par an sur le site de Donzère mais nous pourrons monter jusqu'à 10 000 unités à terme.

Avez-vous prévu d'ouvrir d'autres usines de ce type à l'avenir ?

Le site de Donzères n'est opérationnel que depuis le début de l'année mais nous avons déjà de bons retours en termes de qualité et de rythme de production. A terme, il doit fournir en véhicules nos points de ventes situés dans le sud de la France, ce qui correspond déjà à un tiers de nos besoins.

D'un point de vue géographique, il n'y a en effet aucun intérêt à envoyer dans la Drôme des voitures que nous rachetons en Bretagne pour les reconditionner. La création d'une deuxième usine de reconditionnement est donc à l'étude, ce qui nous permettrait de disposer d'une unité de production supplémentaire pour soutenir la croissance de nos ventes.

Propos recueillis par Julien Bonnet

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media