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Nouvelle expérimentation de navette autonome pour Navya à Sophia Antipolis

Deux navettes autonomes Navya sont déployées à Sophia Antipolis. Ces véhicules circulent dans la continuité d'un service de bus aux heures de pointe. Le but est d'étudier comment ces véhicules autonomes pourraient venir renforcer un service de mobilité.
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Nouvelle expérimentation de navette autonome pour Navya à Sophia Antipolis
Une navette autonome Navya. © Navya- Michaël Gounon

Navya a annoncé le 13 avril 2022 ouvrir au public son expérimentation de navette autonome de Sophia Antipolis, dans les Alpes-Maritimes. Deux navettes autonomes Navya circulent avenue de Roumanille dans la continuité d'un bus. Concrètement l'idée est de tester un service de mobilité qui puisse à terme être intégré à un service payant. Il est donc possible de planifier son trajet en navette, à la suite d'un bus, via l'application de transport local.

Les navettes en circulation peuvent s'élancer jusqu'à 20 km/h et sont accessibles aux horaires de pointes du lundi au vendredi (de 7h30 à 9h30, de 11h45 à 14h15 et de 16h30 à 18h30) jusqu'à fin août 2022. Elles intègrent les dernières évolutions logicielles mises au point par Navya ainsi que son nouveau format de cartographie HD qui favorise la circulation des navettes dans des environnements difficiles et changeants.

Plusieurs partenaires
Les navettes autonomes Navya sont opérées par l'opérateur de transport Berthelet. Et l'infrastructure a été aménagée par Eiffage Energie Systèmes qui a installé des quais, le local de remise des navettes et les capteurs permettant la communication entre les feux et les navettes. Au niveau de l'infrastructure, un nouveau dispositif mis au point par l'Université Gustave Eiffel va être testé. Un système de détection de mouvement doit permettre de savoir, en temps réel, si une voiture sort d’une place de stationnement. L'objectif est d'informer les navettes pour qu'elles puissent ajuster leur comportement.

Plusieurs acteurs travaillent sur ce projet depuis deux ans puisque cette expérimentation est menée dans le cadre du projet ENA (Expérimentations de navettes autonomes). Ce consortium regroupe des acteurs traditionnels de l'industrie automobile, des nouveaux acteurs comme les constructeurs de navettes autonomes, des acteurs du transport collectif et des collectivités territoriales. Il s'est vu autoriser à mener trois expérimentations de véhicules autonomes, dont celle-ci, en 2019 par le gouvernement français.

Avant le déploiement en condition réelle, des partenaires du consortium ont réfléchit aux scénarios pouvant mettre en difficulté la navette autonome. Ces scénarios ont été reproduits sur la ville-laboratoire de Transpolis afin de vérifier et anticiper le comportement de la navette. Le but étant d'assurer la sécurité des passagers et des autres usagers de la route.

Evaluer l'acceptabilité
Plus globalement le consortium ENA, qui cherche à développer des services de transport à l'aide de navettes autonomes, assure mettre au cœur de sa démarche "les utilisateurs, leurs besoins et leurs motivations". Allant dans ce sens, différentes enquêtes seront réalisées durant les 5 mois de l'expérimentation. L'idée est d'interroger les usagers et les non usagers sur leurs besoins et leurs motivations. Le consortium prévoit de faire un retour d'expérience détaille sur l'acceptabilité, les impacts socio-économie et environnemental ainsi que la sécurité des passagers.

Le projet ENA est doté d'un budget de 8 millions d'euros. Deux autres expérimentations sont prévues. Nantes Métropole doit opérer 3 ou 4 navettes autonomes et la Communauté de communes Cœur de Brenne doit relier 4 villages entre eux.

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