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Numériser le déclenchement du "plan blanc" n'est pas si compliqué, avance la start-up Optiflows

Avec sa plate-forme Surycat, la start-up Optiflows propose un système de déclenchement d'alerte et de suivi de mobilisation automatisé. Utile pour gagner du temps en cas de crise… Mais ce type de solution est encore peu déployé.
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Numériser le déclenchement du plan blanc n'est pas si compliqué, avance la start-up Optiflows
Numériser le déclenchement du "plan blanc" n'est pas si compliqué, avance la start-up Optiflows © Optiflows

Accident de TGV en Alsace, attentats de Paris... A chaque catastrophe de grande ampleur impliquant de nombreuses victimes, les autorités déclenchent le "plan blanc" pour mobiliser au plus vite les acteurs des services de secours. Chaque maillon de la chaîne répercute ensuite l'alerte en direction de ses personnels, en cascade.

 

Cette procédure, exceptionnelle, est encore peu numérisée et automatisée, selon les constatations de la start-up Optiflows. Celle-ci a interrogé les responsables de centres hospitaliers partout en France sur les pratiques en la matière. Sur 78 établissements ayant répondu à l'enquête, 14 seulement disposent d'une solution d'envoi de messages en masse. Mais "la plupart des professionnels ne savent pas en combien de temps ils peuvent mobiliser leurs personnels, et n'ont pas d'outil pour suivre en temps réel la mobilisation effective, sur site", rapporte Christophe le Dantec, PDG et co-fondateur d'Optiflows.

 

Dans la plupart des établissements, à chaque échelon, les responsables doivent appeler "manuellement" leurs équipes : c'est un temps précieux qu'ils ne peuvent pas consacrer à la prise de décision.

 

gagner du temps et se concentrer sur l'essentiel

L'adoption d'outils numériques pourrait permettre d'améliorer les choses. Optiflows estime que sa solution Surycat ferait gagner du temps (jusqu'à six fois plus vite pour la phase de mobilisation, avance l'entreprise) et de l'efficacité opérationnelle. Différents scénarios peuvent être préprogrammés en amont dans la solution, puis déclenchés par simple mail, SMS ou commande via une plate-forme web sécurisée en cas d'événement exceptionnel. "Les personnes sont alors contactées automatiquement par différents moyens, en fonction de la nature de l'alerte : SMS, e-mails, messages vocaux – jusqu'à ce qu'un quorum soit atteint", explique Christophe le Dantec. D'autres procédures de confirmation simples sont prévues (via une boite vocale, par exemple) pour que les personnels se signalent lorsqu'elles sont à leur poste. Ce qui permet de suivre la mobilisation effective en continu.

 

Le déploiement de Surycat ne demande pas un budget prohibitif, assure Christophe le Dantec, puisqu'il s'appuie sur les équipements existants des hôpitaux, qui peuvent facilement être intégrés aux procédures d'alerte : du bipper au gyrophare en passant par les smartphones. "Cela coûte cinq à six fois moins cher que ce qui existe sur le marché", assure le PDG.

 

Mais cela reste un investissement, à l'heure où de multiples restrictions budgétaires touchent le secteur de la santé. La numérisation des procédures d'alerte et des services de secours est une question de volonté politique.

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