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Nvidia ferme son centre R&D de Sophia Antipolis et supprime 120 postes

Après Texas Instruments et Samsung, c’est au tour de Nvidia de fermer son centre de R&D de Sophia Antipolis dédié au modem entraînant un plan de reclassement pour ses 120 ingénieurs.
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Nvidia ferme son centre R&D de Sophia Antipolis et supprime 120 postes
Nvidia ferme son centre R&D de Sophia Antipolis et supprime 120 postes © Nvidia

Nvidia s’était implantée à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes) en rachetant en 2014 l’anglais Icera pour 367 millions de dollars, un spécialiste dans la conception de modems pour la 3G qui possédait alors un centre de R&D sur la technopole azuréenne. Mais la firme de Santa Clara, spécialiste des cartes graphiques, a décidé début 2015 de mettre un terme à son activité "modem". En l’absence d’acquéreur, elle est donc condamnée à fermer son centre R&D de Sophia Antipolis spécialisé dans cette activité. Un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) est en cours pour les 120 postes supprimés.

 

Si Nvidia maintient une équipe de quatre ou cinq personnes, tous les ingénieurs de l'activité "modem" devront trouver un autre employeur. L’américain ne sera pas resté longtemps sur la technopole, à l'image du coréen Samsung. Pour rappel le géant coréen du semi-conducteur avait mis le pied dans la technopole en 2012, en rachetant le britannique CSR (Cambridge Silicon Radio) qui disposait également d'un centre de R&D à Sophia. Samsung avait ensuite recruté sur place... notamment les ingénieurs de Texas Instruments.

 

Des reclassements probables

Les succès dans le passé du reclassement de plus de 90% des 510 ingénieurs de Texas Instruments ou encore des 120 ingénieurs de Samsung repris sur place par Freescale, NXP, Intel, Huawei ou ARM... peuvent toutefois laisser penser que la casse sociale de Nvidia sera réduite. 

 

Ces exemples de "chaises musicales" des firmes informatiques mondiales illustrent une fois de plus la fragilité du tissu industriel local de la haute technologie étroitement dépendant des décisions stratégiques de grands groupes aux sièges très éloignés. Ils soulignent également l’absence de champions nationaux susceptibles d’intégrer la matière grise libérée sur la technopole.

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

2 commentaires

Philippe Guasch
15/10/2015 14h29 - Philippe Guasch

Le rachat de la startup anglaise Icera (et de son centre de developpement de Sophia-Antipolis) par Nvidia a eu lieu en 2010 et non pas en 2014.

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caro
12/10/2015 10h11 - caro

A part ça... le numérique est très créateur d'emplois spécialisés à haute valeur ajoutée...

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