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Objets connectés: 4 problèmes à surmonter

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Publi-Rédactionnel Manque d'autonomie, consommation trop importante, failles de sécurité, ou encore utilité limitée: pour réussir les objets connectés doivent éviter de tomber dans ces travers.

Objets connectés: 4 problèmes à surmonter
© Ammentorp Photography

La réussite des objets connectés est-elle garantie? Bien que ces appareils s'imposent de plus en plus dans notre environnement, le chemin vers leur généralisation pourrait connaître quelques embuches, si les concepteurs oublient de prendre en compte certains critères déterminants.


L'autonomie
« Personne n'a envie de vider ses poches tous les jours pour recharger ses objets connectés. » Pour Gérard Matheron, président d’Acsiel (groupement des professionnels de l'électronique) et directeur du site de Crolles de STMicroelectronics, une mauvaise autonomie des appareils connectés « pourrait constituer une grande limitation du marché. » Face à ce problème, « le choix de la batterie et son intégration sont des points stratégiques », prévient Thierry Sachot, directeur général de l'industriel Éolane.
L'encombrement et le poids doivent être minimisés, la durée de vie doit suivre celle du produit, et tout cela pour un prix final abordable. Heureusement, « les batteries font des progrès considérables, notamment grâce au développement de nouveaux équipements, comme les voitures électriques », rassure Thierry Sachot. De plus, des solutions existent pour améliorer l'autonomie, comme la recharge solaire, ou d'autres sources d'énergie. « Il faut trouver des solution originales. Nous avons par exemple travaillé sur un t-shirt connecté, dont les composants se rechargent avec le mouvement », illustre le directeur général d'Éolane.

La consommation
Minimiser la consommation d'énergie des objets connectés passe par une conception optimisée et des composants électroniques plus efficaces. « Les acteurs Européens ont développé des technologies de très basse consommation, c'est d'ailleurs un facteur discriminant avec les fabricants asiatiques ou américains », se réjouit Gérard Matheron.
Mais un objet connecté doit communiquer, et cela coûte de l'énergie. « Transmettre des données via des réseaux comme la 3G ou la 4G est très consommateur », relève Thierry Sachot. Ainsi, des réseaux spécifiques comme LoRa ou Sigfox ont vu le jour, permettant à des appareils de communiquer entre eux avec une moindre consommation électrique.

La sécurité
De nombreux objets, notamment professionnels, se sont développés sans considération pour la sécurité. En plus du risque de vol de données, la sécurité physique est parfois en jeu. Ce risque est à prendre en compte dès la conception, afin de donner confiance aux utilisateurs. « Cela passe par des solutions logicielles et matérielles », indique Jean-Pierre Quémard, président de l'Alliance pour la confiance numérique (ACN). « Pour donner confiance, il faut aussi faire évaluer ses produits par un laboratoire indépendant. »
Les professionnels des objets connectés ont toutes les cartes en main. « L'environnement réglementaire existe, mais la mise en oeuvre est compliquée », admet Jean-Pierre Quémard. Différents interlocuteurs peuvent guider les concepteurs. L'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information ou l'ACN, notamment, sont des sources d'informations sur les bonnes pratiques.


Les gadgets
« Il est évident que parmi tous les objets développés, certains ne serviront à rien, c'est inhérent à la création », observe Gérard Matheron. « Mais les gadgets, souvent mis en avant dans les médias, pourraient susciter un désintérêt, et être un facteur limitant. » Cela ne reflète pourtant pas la réalité du secteur: « Si les lunettes connectées n'ont pas convaincu le grand public, la technologie est utile pour des applications de niche, comme les pilotes de chasse, ou les malvoyants. Entre les gadgets et les outils professionnels, il existe une vaste gamme d'objets connectés », continue le président d'Acsiel. Pour Thierry Sachot, « les objets doivent avoir une utilité pour trouver leur place, et éviter que les mauvais produits nuisent au marché dans son ensemble ».

D'autres problèmes encore se posent aux concepteurs d'objets connectés, comme le coût, la standardisation, ou les interférences entre objets. Mais lorsque l'on prend conscience de ces écueils, l'écosystème existant autour de ce marché apporte des solutions pour les éviter.

 

Contenu proposé par Acsiel Alliance Electronique

En savoir plus :

Acsiel Alliance Electronique fédère 150 adhérents de la filière depuis les composants et systèmes jusqu’aux machines de production en passant par le test et mesure électroniques.

Du grand groupe à la pme, de la conception à la fabrication et à la distribution ces entreprises travaillent pour des secteurs de plus en plus divers en raison notamment du  développement de l’internet de objets et de besoins sociétaux auxquels les technologies électroniques apportent des solutions.

 
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