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Oculus, liberté d'expression, connecter le monde entier... Zuckerberg esquisse le Facebook du futur

Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, a profité de sa séance publique de questions-réponses en Colombie pour défendre la mission du réseau social face à différentes controverses. Il a aussi partagé sa vision de la communication, en passant par la liberté d'expression, la réalité virtuelle ou le prêt-à-porter intelligent.

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Oculus, liberté d'expression, connecter le monde entier... Zuckerberg esquisse le Facebook du futur
Oculus, liberté d'expression, connecter le monde entier... Zuckerberg esquisse le Facebook du futur © Facebook

Interrogé sur sa réaction à l'attaque de Charlie Hebdo, tranchant avec son silence sur d'autres événements, Mark Zuckerberg a expliqué sa position par le fait que l'attaque en France visait spécifiquement la liberté d'expression. "C'est vraiment lié à la mission fondamentale de Facebook, d'internet (...). Nous défendons vraiment le droit de chacun d'exprimer son opinion autant que faire se peut". Toutefois, les liens de Facebook avec des pays comme la Chine continuent de soulever des questions.

La réponse de Mark Zuckerberg montre en effet que le réseau social marche sur des oeufs en matière de liberté d'expression. Interrogé sur la possibilité pour Facebook d'enfreindre la loi dans des pays menaçant la liberté d'expression afin de défendre ses principes, le patron de Facebook a répondu : "la grande question c'est, est-ce que cela va donner la possibilité à plus de gens d'exprimer plus de choses ? Et le problème c'est que si l'on enfreint la loi dans un pays, souvent ce pays va juste décider de bloquer l'accès à Facebook."

Il a insisté sur le fait que Facebook tente de résister le plus possible aux demandes de blocage de contenus et évalue toutes les requêtes. Cependant, il conclue : "je ne vois pas beaucoup d'exemples dans l'Histoire où la décision d'une entreprise de ne pas opérer dans un pays en signe de protestation a permis un changement de loi. En revanche, il existe de nombreux exemples où la technologie, que ce soit via internet ou les smartphones, a offert de nombreuses opportunités aux habitants." Moralité : dans les pays limitant la liberté d'expression, mieux vaut un peu de Facebook que pas de Facebook du tout.

Wearables et réalité virtuelle

"Je ne sais pas si ce sera dans 10, 15 ou 20 ans, mais il y aura un autre type de plate-forme qui deviendra le support principal après les ordinateurs et nous sommes vraiment enthousiastes à l'idée de construire cela avec Oculus Rift", a lancé Mark Zuckerberg.

Le patron de Facebook a aussi critiqué les Google Glass à demi-mots, alors que le géant de Mountain View vient justement d'annoncer qu'il allait revoir sa copie. "C'est assez simple d'imaginer un futur dans lequel nous pourrons porter un objet [intelligent] - et cela ressemblera à des lunettes normales, mais ce ne sera pas un objet étrange comme ce que l'on peut voir aujourd'hui. Chacun pourra percevoir ce qui se passe autour, et communiquer avec les gens sans avoir besoin d'interrompre une conversation en baissant les yeux."

Mark Zuckerberg a aussi admis qu'Oculus Rift était encore à un stade "très précoce", comparant le marché du prêt-à-porter intelligent et de la réalité virtuelle à celui des premiers téléphones portables.

Le futur des réseaux sociaux

La plus grande tendance que Mark Zuckerberg voit se dessiner, c'est l'augmentation de l'accès à internet dans le monde. "Je pense que dans 10 ans, plus des deux tiers de la population devrait être sur internet". Par ailleurs, selon lui, les individus seront plus à même de communiquer à travers des photos ou un service de messagerie.

"La diversité des moyens par lesquels les gens veulent partager, les moments de partage, les outils dont les gens ont besoin pour communiquer, tout cela va continuer à se développer", estime le patron de Facebook, qui a admis que cette prolifération de services pourrait être une source de compétition majeure pour Facebook (comme c'est déjà le cas avec Snapchat par exemple).

Mark Zuckerberg défend Internet.org

Enfin, le patron du réseau social a tenu à défendre la mission d'Internet.org en pointant du doigt le cynisme de ses détracteurs. "Les gens ne réalisent pas à quel point notre communauté compte pour nous. Les gens interprètent nos actions comme si notre seul but était de faire de l'argent.", notamment avec Internet.org en augmentant le nombre d'utilisateurs de Facebook dans le monde.

Mais selon lui, s'il s'intéressait plus aux revenus qu'à connecter le monde, il demanderait simplement à ses équipes de travailler sur les services publicitaires au lieu d'Internet.org. Reste à voir s'il a convaincu les plus sceptiques.

Nora Poggi

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