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"On a des datas. Il faut très bien les exploiter", explique Sertac Turan (Semences de France)

Entretien Du 3 au 5 octobre auront lieu à Marrakech les rencontres internationales du marketing. Directeur développement et marketing de Semences de France, Sertac Turan y interviendra. En attendant, il expose les enjeux du marketing à l'ère digitale dans son entreprise.    
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On a des datas. Il faut très bien les exploiter, explique Sertac Turan (Semences de France)
"On a des datas. Il faut très bien les exploiter", explique Sertac Turan (Semences de France) © Flickr/Saul_Good

Qu’est ce que la data a changé dans la façon dont vous abordez le marketing ? 

Sertac Turan : Nous travaillons dans le secteur agricole qui est très exposé à la data, notamment notre métier de semencier. On "crunche" en permanence de la data pour évaluer les semences, c’est dans notre travail de base depuis longtemps.

 

Comme dans de nombreux secteurs ce qui est vraiment nouveau, c’est le nombre de datas, la rapidité à laquelle on a accès, la qualité des datas… Dans notre univers, par exemple, on a désormais des données locales précises de météo heure par heure, si bien qu’on peut aller aujourd’hui beaucoup plus loin qu’il y a quelques années dans le marketing de nos offres.

 

La data nous aide aussi à développer des services en ligne. Par exemple, on peut suivre l’évolution d’un plant ou d’une plante et aider un client à choisir la meilleure variétés. Le résultat est qu’on peut être plus fin dans nos produits, services et recommandations.

 

Vous évoquiez la qualité des données. Est-ce pour vous une question importante ?

On travaille de plus en plus avec des données recueillies par des capteurs automatiques. Pour limiter les interventions humaines, on a recours à des données standardisées. La question de la qualité n’est donc pas l’enjeu majeur de mon industrie. Ce qui est important pour moi est de savoir si on utilise bien les données pour qu’elles créent de la valeur ajoutée. C’est un véritable enjeu.

 

Mon obsession est plutôt la bonne exploitation de la data. Je m’inquiète du risque qu’on investisse dans l’acquisition de datas qu’on exploiterait insuffisamment ensuite.

 

Quel impact a eu le RGPD sur votre activité ?

Ce n’a pas vraiment été un problème pour nous. Nous sommes dans un métier de type BtoBtoB, nos clients étant des distributeurs d’intrants. C’est un environnement qui est beaucoup moins sensible au RGPD. Nous avons travaillé quelques points comme la collecte en ligne. Notre plan d’action a été mené à terme.

 

Quels sont les enjeux pour les trois prochaines années du marketing numérique ?

L’enjeu principal est de réussir à faire du sur mesure de manière industrielle, grâce aux données. La demande qui s’adresse à nous est de plus en plus atomisée. C’est un sujet majeur pour de nombreuses industries. Nous n’y échappons pas.

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