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Open data, voies dédiées au covoiturage, financement des start-up : les premières pistes des Assises de la mobilité

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Ce 13 décembre, la ministre des Transports Elisabeth Borne a conclu trois mois de consultations autour de l’avenir de la mobilité. Les nombreuses propositions – notamment sur le numérique – vont nourrir une nouvelle stratégie nationale sur la mobilité, qui sera présentée en février 2018. Ce sera la base de la future loi d’orientation sur les mobilités.

Open data, voies dédiées au covoiturage, financement des start-up : les premières pistes des Assises de la mobilité
Open data, voies dédiées au covoiturage, financement des start-up : les premières pistes des Assises de la mobilité © Ministère de la Transition écologique et solidaire

400 réunions de travail, 60 tables rondes en régions, 2500 propositions recueillies… Les trois mois de concertation nationale sur la mobilité ont reçu un accueil positif de la part des acteurs du secteur et des citoyens. Mais quelles idées seront retenues dans la future loi d’orientation des mobilités prévue en 2018 ? Dans son discours de clôture des Assises ce 13 décembre, Elisabeth Borne n’a évidemment pas livré ses futurs arbitrages, mais partagé quelques convictions qui donnent une idée du contenu de la future stratégie nationale en matière de transports.

 

Elle a d’abord rappelé que parallèlement aux Assises, plusieurs missions thématiques doivent encore livrer leurs conclusions. Anne-Marie Idrac a été chargée de bâtir une feuille de route sur le développement du véhicule autonome, par exemple. Son travail nourrira la future stratégie nationale en matière de mobilité, présenté en février 2018.

 

des financements pour les collectivités et les start-up

La ministre, dans son discours de clôture, a évoqué plusieurs hypothèses de travail, comme le lancement d’un Plan Vélo et d’un programme de "désenclavement complet de la France à l’échelle d’une décennie". Mais l’heure n’est pas à la mise sur orbite de grands plans pour toutes les thématiques, comme l'avait annoncé Edouard Philippe au début des Assises. L’Etat sera davantage là pour "accompagner" les acteurs publics et privés et "libérer les énergies", prévient Elisabeth Borne. Cela passe par le soutien aux expérimentations. Les start-up et PME du secteur pourront bénéficier de financements grâce à une enveloppe de 150 millions d’euros dans le cadre du "programme d’investissements d’avenir". Les collectivités développant des "projets d’organisation territoriale des transports particulièrement ambitieux et innovants" pourront eux aussi bénéficier de subventions : une cagnotte de 500 millions d’euros est annoncée.

 

de l'open data généralisé

"Libérer les énergies", cela veut dire "simplifier les normes" mais aussi libérer les données : la ministre souhaite que la mise à disposition des données pour tous les modes de transport devienne la règle. Cela concernera aussi bien "l’autopartage, les VTC, les vélos en libre-service que les taxis" et pour des services publics comme privés. La ministre souhaite aussi que des voies soient réservées au covoiturage, notamment sur les autoroutes, et que des tests soient menés pour des "solutions innovantes de logistique urbaine".

 

Elisabeth Borne souligne bien que la révolution digitale vécue par le monde du transport représente avant tout "un défi" : "si l’Etat ne joue pas son rôle d’accompagnement, les fractures que nous déplorons aujourd’hui pourraient être encore plus profondes demain. Mais si nous nous en saisissons pleinement, je suis convaincue que cette révolution digitale peut très profondément réduire ces fractures sociales et territoriales.

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

2 commentaires

OLIVIER SCHNEIDER
15/12/2017 12h49 - OLIVIER SCHNEIDER

Et le plan vélo? Vous ne le mentionnez même pas?

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Arthur
14/12/2017 16h15 - Arthur

les voies réservées au covoiturage, j'ai connu ça dans la région de San Francisco en 1997. Il nous en aura fallu du temps pour s'inspirer des bonnes choses faites ailleurs ! mais mieux vaut tard que jamais. GO !

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